Chypre signe les premiers contrats d'exploitation gazière de son histoire pour 1,8 milliard de dollars
Chypre a signé lundi les premiers contrats d'exploitation gazière de son histoire pour 1,8 milliard de dollars, avec les géants des hydrocarbures français TotalEnergies et italien Eni, a annoncé le président chypriote. L'exploitation du gisement Cronos, découvert en 2022, doit démarrer lors de la première moitié de l'année 2028. Le projet vise un plateau de production de 500 millions de pieds cubes par jour de gaz naturel liquéfié (GNL), soit environ 2,8 millions de tonnes par an (Mtpa).
Les réserves de ce gisement, situé à environ 185 km au sud-ouest des côtes chypriotes, sont estimées à plus de 3. 000 milliards de pieds cubes par Eni. Dans un communiqué, le groupe italien a salué «une étape clé vers la valorisation commerciale du premier projet gazier de Chypre».
La production est destinée principalement aux pays européens qui luttent actuellement pour trouver de nouvelles sources d'approvisionnement alors que les guerres en Ukraine et en Iran bouleversent les marchés énergétiques mondiaux. Dans un communiqué, le président chypriote, Nikos Christodoulides, a souligné «les implications géopolitiques et économiques considérables» de cette exploitation et précisé que le montant des contrats s'élevait à plus de 1,8 milliard de dollars. » LIRE AUSSI - La Russie affirme avoir vendu pour 320 milliards de dollars d’hydrocarbures à l’Europe depuis 2022 Exporté principalement vers les marchés européens Jusqu'à présent, les gisements gaziers de Chypre, dont le premier a été découvert en 2011, étaient restés inexploités sur le plan commercial.
Les accords signés lundi portent sur les travaux d'ingénierie, de construction, d'installation et de forage nécessaires à l'exploitation du gisement situé dans le bloc 6 de la zone économique exclusive de Chypre. Le projet avait été approuvé par TotalEnergies et Eni le 28 juillet. Le gaz naturel sera traité en Égypte, notamment par l'intermédiaire d'infrastructures reliées au grand gisement de gaz de Zohr et liquéfié au terminal portuaire de Damiette, avant d'être exporté principalement vers les marchés européens.
L'utilisation d'infrastructures existantes doit permettre de réduire les coûts et d'accélérer l'arrivée du gaz sur le marché, tout en approfondissant les liens avec Nicosie et Le Caire. Eni et TotalEnergies détiennent la majorité des «blocs» d'exploration - sept sur les treize situés au sud de l'île méditerranéenne - pour lesquels le gouvernement chypriote a octroyé des licences. En Méditerranée orientale, d'autres importantes réserves de gaz naturel ont été découvertes en Israël et en Égypte.
Pas encore recoupée
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- Le Figaro26 oct., 18:53
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