Bitcoin : pourquoi JPMorgan annonce 20,9 % de rendement moyen mais seulement 10 % par an
JPMorgan prête au Bitcoin 20,9 % de rendement moyen mais 10 % par an composé. D'où vient cet écart de 11 points, et pourquoi la volatilité coûte si cher. L’article Bitcoin : pourquoi JPMorgan annonce 20,9 % de…
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Faites l’expérience avec 100 euros. La première année, votre placement prend 50 %, il vaut 150 euros. La seconde, il perd 50 % et retombe à 75 euros . La moyenne des deux années est de zéro, et pourtant vous avez perdu un quart de votre mise.
Le bitcoin a joué ce scénario en vrai. Fin 2021, il valait environ 46 300 dollars. Il a fini 2022 vers 16 500 dollars, soit -64 %, avant de clôturer 2023 autour de 42 300 dollars, un bond de 155 %. La moyenne arithmétique de ces deux années donne +45 % par an . Celui qui a tenu du début à la fin a pourtant perdu environ 9 %.
Le rendement composé, aussi appelé annualisé, corrige ce biais. Il répond à une seule question. Quel taux fixe, appliqué chaque année, mène de la mise de départ au montant final ? C’est lui que retient JPMorgan dans ses Long-Term Capital Market Assumptions , et c’est lui qui donne 10 % au bitcoin .
Le calcul tient sur une calculatrice de téléphone. Divisez le montant final par la mise de départ, prenez la racine carrée s’il y a deux années (la racine cubique pour trois), puis retranchez 1. Pour le bitcoin entre fin 2021 et fin 2023, 42 300 divisé par 46 300 donne 0,91, soit -4,4 % par an une fois l’opération faite. Avec nos 100 euros devenus 75, on tombe à -13,4 % par an, loin du zéro affiché par la moyenne.
Les financiers parlent de volatility drag , le frein de la volatilité. Plus les prix montent et descendent fort, plus la moyenne arithmétique s’éloigne de ce que vous touchez au bout du compte. Et ce frein grandit avec le carré de la volatilité, ce qui veut dire que doubler les secousses quadruple la perte.
Le tableau de JPMorgan, relayé par Matt Hougan de Bitwise, permet de comparer. L’immobilier coté américain affiche 17,3 % de volatilité, un rendement moyen de 9,55 % et un rendement composé de 8,2 %. L’écart tient en 1,35 point. Les petites capitalisations américaines, à 21 % de volatilité, perdent environ deux points. Le bitcoin, à 55 %, en perd 10,9.
La règle des manuels retranche du rendement moyen la moitié du carré de la volatilité. Elle retombe presque pile sur les chiffres de l’immobilier coté. Appliquée au BTC, elle donnerait moins de 6 % par an. JPMorgan n’a pas détaillé la méthode retenue pour cet actif, qui reste en dehors de ses principales matrices de portefeuille.
Toute la prévision repose donc sur ce 55 % de volatilité . Matt Hougan, directeur des investissements de Bitwise, estime que JPMorgan surestime les secousses et sous-estime les rendements. Les mesures récentes vont dans son sens. Grayscale calcule une volatilité réalisée de 43 % sur les douze derniers mois, contre 81 % il y a cinq ans.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Journal du Coin rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Journal du Coin24 oct., 09:00
| Éditeur Journal du Coin (niveau généraliste) | +72 |
| Chiffres vérifiables cités | +3 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 77 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
