"C'est quand même un désastre économique": Renaud Muselier ne digère pas l'exclusion de Nice des JO d'hiver (et rejette la faute sur Éric Ciotti)
Invité de BFM Business dans le cadre des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur regrette d'avoir "tout perdu" et "essaie de reprendre la main" sur l'organisation de

Il l'a bien "en travers de la gorge". Invité de BFM Business ce samedi 4 juillet, depuis les Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), Renaud Muselier, a partagé de vifs regrets quant à l'exclusion de la ville de Nice des Jeux olympiques d'hiver en 2030. Alors que la cité des anges devait accueillir les épreuves sur glace, celles-ci se tiendront finalement à Lyon.
La faute, selon Renaud Muselier, au nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, qui avait mis son véto à l'installation d'une patinoire provisoire à l'Allianz Riviera, et l'impossibilité de trouver dans cette même ville une alternative pour les épreuves de hockey masculin. Résultat, les JO d'hiver se répartiront sur quatre sites en France (à Lyon, en Savoie, Haute-Savoie et dans le Briançonnais) plus le pôle aux Pays-Bas pour le patinage de vitesse à Thialf, sur la commune d’Heerenveen. Pour les Jeux paralympiques, trois pôles accueilleront les épreuves entre l’agglomération lyonnaise, la Haute-Savoie et la Savoie.
Exit donc le sud de la région PACA. Jusqu'à 1 milliard d'euros de perdus Outre les épreuves de hockey, de patinage artistique, de curling et de short-track, Nice s'est aussi vu retirer le pôle médias et la cérémonie de clôture, ce que le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ne digère pas. "Globalement sur Nice, je perds entre 800 millions et 1 milliard d'euros.
Je perds la totalité des marchés qui étaient engagés pour le complexe omnisports olympique, pour le village olympique et les transports", s'est-il ému. "Les carnets de commande de la totalité de nos entreprises étaient pleins quand même", a-t-il insisté. "Et pendant la période des jeux, on aurait eu bien sûr tous les hôtels pleins pendant le mois de février", a-t-il regretté amèrement.
"C'est quand même un désastre économique". Une alternative à Marseille? Renaud Muselier n'a cependant pas dit son dernier mot.
Si Nice a perdu les épreuves de glace, il tient à conserver la cérémonie de clôture dans le sud de sa région. Il a évoqué le lac de Serre-Ponçon et d'Embrun mais cette piste risque difficilement de retenir l'attention du comité olympique. "Le problème, c'est comment je fais pour amener les athlètes et les familles olympiques", a expliqué le président de la région PACA.
L'accès en termes de transport ferroviaire comme routier serait compliqué, tout comme l'hébergement dans les hôtels. Une autre piste à l'étude, et peut-être plus solide pour accueillir la cérémonie de clôture: le stade Vélodrome de Marseille. "C'est les débats en ce moment, je pars d'une chance de 0% et petit à petit, je gratte pour essayer de remonter", a confié celui qui a annoncé, en avril dernier, sa candidature aux élections sénatoriales dans le département des Bouches-du-Rhône.