Fiscalité : la France classée dernière de l’OCDE en 2026, derrière la Colombie
La France termine dernière du classement 2026 de la compétitivité fiscale publié par la Tax Foundation, avec une note de 45,7 sur 100. En cause notamment, des impôts élevés sur les entreprises et de nombreuses taxes…
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Dernière de la classe, une fois de plus. Avec une note de 45,7 sur 100, la France ferme le classement 2026 de la compétitivité fiscale établi par le think tank américain Tax Foundation.
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Sur les 38 pays de l'OCDE, aucun n'obtient un score inférieur à celui de l'Hexagone, pas même la Colombie (47,3 points) ou l'Italie (50,8 points). La France occupait déjà la dernière place en 2025, avec 45,8 points, selon les données révisées du classement.
L'indice repose sur plus de 40 critères et évalue la manière dont la fiscalité influence les décisions des entreprises et des particuliers. Il privilégie les systèmes jugés simples, neutres et favorables à l'investissement.
La France occupe également le dernier rang en matière de fiscalité des entreprises. La Tax Foundation chiffre à 36,1 % son taux maximal d'imposition des bénéfices, surtaxes comprises, le plus élevé de l'OCDE.
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Le rapport critique aussi les impôts de production, susceptibles de peser sur les entreprises même lorsqu'elles ne réalisent pas de bénéfices. À cela s'ajoutent les droits de succession, la taxe sur les transactions financières, l'impôt sur la fortune immobilière et plusieurs taxes sur les actifs bancaires.
De plus, la TVA ne couvre qu'environ la moitié de la consommation finale, en raison notamment des exonérations et des taux réduits. La France fait toutefois mieux pour l'imposition des bénéfices internationaux, où elle se classe 13e.
Avec 100 points, l'Estonie reste première pour la treizième année consécutive. Son système taxe à 22 % les bénéfices des sociétés lorsqu'ils sont distribués, mais pas tant qu'ils sont réinvestis. La Lettonie (92,5 points) et la Nouvelle-Zélande (88,2) complètent le podium. L'Allemagne se situe au 19e rang, la Belgique au 27e et l'Espagne au 35e.
Ce mauvais classement ne signifie pas que les entreprises ne bénéficient d'aucun dispositif favorable en France. La Tax Foundation souligne elle-même des règles d'amortissement des investissements plus avantageuses que la moyenne de l'OCDE, la possibilité de reporter les déficits fiscaux sur les exercices suivants, sous conditions, ainsi qu'un réseau de conventions fiscales couvrant 123 pays.
Le crédit d'impôt recherche (CIR) permet aussi, pour les dépenses éligibles en métropole, un avantage fiscal de 30 % jusqu'à 100 millions d'euros de dépenses.
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- Cryptoast28 oct., 11:38
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