Fuites de données en France : plaques d’immatriculation, LFI, Renaissance et PCF, ce que les détenteurs de crypto doivent savoir
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C’est la fuite la plus inquiétante pour les lecteurs du JDC, et aussi la plus floue. Le samedi 24 octobre , le pirate qui signe ChimeraZ a annoncé une base de 905 097 lignes liant des plaques d’immatriculation à leurs propriétaires.
D’après l’analyse des échantillons publiée par FrenchBreaches , chaque fiche associe une plaque à un nom, un prénom, une adresse postale, un e-mail et un numéro de téléphone, le plus souvent mobile. Le pirate revendique 847 064 plaques distinctes , 506 003 e-mails et 474 906 numéros.
Ni le SIV ni l’ANTS ne sont mis en cause à ce stade. ChimeraZ affirme avoir siphonné un « site web vulnérable » dont il tait le nom, et aucun organisme n’a réagi publiquement. Il évoque aussi une seconde base de deux millions de plaques. Rien ne le prouve.
Le même 24 octobre, ChimeraZ a diffusé gratuitement 1 270 096 lignes présentées comme issues de lafranceinsoumise.fr. Le gros du fichier aligne environ 1,1 million de points d’adresse au format de la Base Adresse Nationale, donc publics, rattachés à 87 campagnes.
Le reste est plus sensible. Cyberattaque.org y a compté 12 959 opérations de porte-à-porte menées jusqu’au 21 octobre, et quelque 5 000 numéros de téléphone et 911 e-mails distincts d’organisateurs d’événements. Les habitants rencontrés aux portes ne sont pas nommés.
Manuel Bompard a assuré sur X qu’aucune donnée personnelle de membres n’avait fuité au-delà de celles déjà publiques. LFI n’a confirmé aucune intrusion.
Côté macroniste, le pirate revendique 4 157 404 lignes de porte-à-porte, 373 906 adresses avec coordonnées GPS et 1 547 profils de personnes liées au parti. Le compteur de 9,6 millions d’électeurs est une statistique rattachée à des lieux, sans aucun nom.
Le parti dément. D’après le HuffPost, Renaissance affirme qu’« aucune donnée personnelle n’a été divulguée » et attribue ces fichiers à une extraction automatisée de pages publiques. Aucun mot de passe ni coordonnée bancaire n’apparaît dans les échantillons.
Seule fuite reconnue par la victime. Le vendredi 23 octobre , le Parti communiste a annoncé une fuite de son fichier d’adhérents et de sympathisants, après une alerte de l’ ANSSI . La CNIL a été notifiée, une plainte est annoncée et les personnes concernées doivent être prévenues par e-mail.
Le lendemain matin, ChimeraZ a mis la base en vente. Il revendique 183 363 personnes , 113 971 téléphones et 77 076 e-mails, avec noms, civilités et adresses postales. Le PCF n’a publié aucun chiffre et assure qu’« aucune donnée bancaire n’a été compromise ».
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Journal du Coin rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Journal du Coin26 oct., 07:00
| Éditeur Journal du Coin (niveau généraliste) | +72 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 74 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
