Nous dépensons plus de 11 000 $ par année de notre propre argent pour prendre soin de nos parents et de nos proches vieillissants.
Une étude de l'AARP montre les sacrifices financiers consentis par les familles et leurs impacts à long terme.
Une nouvelle étude de l’AARP, issue d’une enquête nationale menée auprès de plusieurs milliers de familles aux États-Unis, révèle que l’épargne personnelle qu’il faut mettre de côté pour prendre soin d’un parent ou d’un proche âgé dépasse en moyenne 11 000 dollars par an. Cette somme, qui englobe les frais médicaux, l’assistance domiciliaire et les coûts liés aux adaptations de domicile, représente un fardeau financier que les débouchés de la plupart des ménages ne prévoient pas dans leurs plans de retraite.
L’étude, qui a comparé les dépenses des foyers intervenant dans la prise en charge de proches âgés à celles de foyers sans besoins de soins à domicile, montre une augmentation significative des dépenses de santé non couvertes par les assurances standard. Les familles rapportent que les coûts psychologiques et le temps consacré aux soins représentent un autre type de sacrifice, quoique non monétaire. Cette double pression – financière et personnelle – peut pousser les ménages à retarder la prise de retraite ou à contracter des prêts pour financer les soins.
Sur le plan individuel, cette charge supplémentaire permute l’épargne de retraite et limite les possibilités d’investissement. Plus de la moitié des foyers indiquent déjà devoir scinder leur budget entre dépenses courantes, paiements de prêts étudiants ou hypothèques et financement des soins. En conséquence, un nombre croissant de ménages âgées de 45 à 65 ans évoquent des révisions de leur horizon de retraite, voire la mise en sommeil de projets de déménagement ou de voyages. Ce phénomène va probablement se traduire par un ralentissement de la croissance de l’épargne individuelle et une augmentation des niveaux d’endettement relatif aux ménages.
Au niveau macroéconomique, l’accumulation de ces coûts influencera les dépenses publiques en matière de santé et de services sociaux. Le marché des soins à domicile connaît une croissance rapide – entre 3 % et 5 % par an dans de nombreux États – ce qui stimule l’emploi dans les secteurs de la santé à domicile et de l’assistance sociale. Néanmoins, la charge financière des familles limite la mobilité de la main-d’œuvre, notamment parmi les femmes qui occupent fréquemment des rôles de soignants familiaux. Une réduction de la participation au marché du travail des soignants pourrait entraîner une baisse de la productivité nationale et accentuer les tensions sur les programmes de sécurité sociale.
Dans le volet politique, cette étude alimente la discussion autour de la nécessité de renforcer les programmes de couverture des soins de longue durée. Certains gouvernements locaux envisagent déjà des incitations fiscales pour les aidants familiaux ou des subventions directes pour l’adaptation des logements. Au niveau fédéral, des propositions telles que l’extension des programmes Medicaid pour couvrir davantage de services à domicile et un éventuel financement public de l’assurance de soins de longue durée persistent dans le débat politiques. Le rôle du travail des aidants est également rappelé comme un argument pour la reconnaissance de ce secteur dans les calculs de l’Insee et la nomination d’indicateurs reflétant la valeur des soins familiaux non rémunérés.
Traduit automatiquement de l'anglais
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- MarketWatch28 oct., 16:36
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