Palmarès Choiseul : entre industries historiques et filières d’avenir, le Sud consolide son économie
Entre secteurs industriels qui poursuivent leur transformation et filières innovantes qui peaufinent leur structuration, le Sud réussit ainsi à surpasser les crises. Une économie que l’on dit résiliente et qui continue…
La photographie présentée par l’Institut Choiseul confirme ce qui constitue sans doute le caractère spécifique de Provence Alpes ôte d’Azur : une économie très diversifiée et, par conséquence, capable d’être robuste, agile et endurante parce que plus apte à faire le dos rond pour affronter les crises, un secteur prenant alors le relais de l’autre. Reconnue pour son écosystème santé, elle l’est aussi depuis des millénaires pour son industrie – notamment celle des parfums – et a su faire émerger quelques jeunes pousses technologiques.
Le Sud a réussi à conserver ses fondamentaux au fil du temps et de l’évolution de l’économie : l’industrie est toujours présente et a su prendre le virage de l’innovation comme de la décarbonation. Marselle-Fos-Berre est devenu le démonstrateur de l’industrie verte, attirant de nombreux projets, d’acier vert, d’hydrogène, de e-SAF, porté par un Grand Port Maritime qui a su anticiper les besoins ce qui lui permet aujourd’hui d’être un maillon essentiel de cette mutation à grande échelle. Si emboîter le pas à l’innovation peut représenter un challenge, les grands industriels ont fait le grand saut ce qui leur permet de rester en avance de phase, à l’image de Villa Blu, l’incubateur du parfumeur spécialiste du naturel, Robertet, présent dans le classement avec son operating partner, Elliott Betito. L’industrie, ce sont aussi des ETI à l’instar du Groupe Ippolito, que dirige Pierre Ippolito, par ailleurs le monsieur Économie de la Métropole Nice Côte d’Azur et de la Ville de Nice. C’est aussi des PME, telle Europliage, pépite de la métallurgie que pilote Stanislas Lepeltier.
Parmi les autres spécificités du territoire, figure sa capacité à avoir su conserver des entreprises familiales. Exercice pas toujours facile, mais de la Chocolaterie de Puyricard, née en 1967, aujourd’hui dirigée par Solène Roelandts à Diffazur, spécialiste des piscines en gunite dont le directeur général adjoint est le représentant de la troisième génération, Adrien Saget, en passant par le Groupe Renaudi, entreprise de Travaux publics qui a embarqué à sa direction Anthony Renaudi et sa soeur Clémence Renaudi ou le laboratoire vétérinaire Virbac, toutes ont la particularité d’avoir réussi à passer la main de génération en génération, en conservant l’état d’esprit originel et en ne tournant pas le dos à l’innovation.
L’innovation c’est aussi le sujet des jeunes pousses. Un secteur que l'on a connu extrêmement florissant, mais qui s’est lui aussi structuré, faisant émerger de vraies pépites malgré les difficultés qui n’épargnent pas les start-up. Pess Energy et ses groupes électrogènes à batteries que dirige Rémi Pillot, Legapass, legaltech imaginée par Jean-Charles Chemin, Mycophyto et ses champignons mycorhiziens découverts par Justine Lipuma sont quelques-uns des exemples de jeunes entreprises innovantes ayant trouvé leur place sur leur marché, domestique comme mondial.
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- La Tribune26 oct., 08:26
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