Coupe du monde : plusieurs stations de métro fermées ce samedi, à quelques heures du match de la France
La préfecture de police de Paris vient de publier un arrêté, alors qu’il existe «un risque sérieux» que des supporters se rassemblent dans les secteurs des Champs-Élysées et Trocadéro.
Un «périmètre de sécurité» à respecter. À quelques heures de la tenue ce samedi 4 juillet de deux matchs importants de la Coupe du monde de football, Canada-Maroc, à 19 heures, et Paraguay-France, à 23 heures, la préfecture de police de Paris (PP) vient de publier un arrêté préfectoral réclamant la mise en place d’un dispositif de sécurité dans les secteurs des Champs-Élysées et du Trocadéro. Et ce, jusqu’à ce que l’institution décide de suspendre l’arrêté.
En conséquence : plusieurs stations de métro seront fermées à partir de 19 heures ce samedi, dans un large périmètre compris entre l’avenue de la Grande Armée et les Tuileries. Parmi elles, les stations Argentine, Charles de Gaulle – Étoile, Concorde et Tuileries seront fermées. La ligne 1 est donc largement concernée, ainsi que les lignes 2, 6, 8, 12 et 13, dans la mesure où les correspondances seront impossibles.
À noter que le RER A sera également inaccessible à Charles de Gaulle - Étoile pour cette même raison. Pour la PP, il convient ainsi d’«assurer la prévention des atteintes à la sécurité des personnes et des biens, la sécurité des rassemblements, la prévention d’actes de terrorisme, la régulation des flux de transport et le secours aux personnes à Paris du 4 au 5 juillet 2026 à l’occasion de matchs de la Coupe du monde 2026». Un «risque sérieux» de troubles à l’ordre public Pour la PP, il existe en effet «un risque sérieux» que durant ces rencontres, «en amont de celles-ci ou à leur issue», des supporters des équipes disputant les matchs «se rassemblent dans les secteurs des Champs-Élysées et Trocadéro» et «fassent notamment usage d’engins pyrotechniques».
De quoi justifier cette décision dans ce secteur particulièrement touristique près desquels se situent plusieurs bâtiments institutionnels. En outre, la PP fait état de «plusieurs attentats ou tentatives d’attentats récents», qui traduisent «le niveau élevé de la menace terroriste actuelle en France» dans le cadre du plan Vigipirate en vigueur sur l’ensemble du territoire national depuis le 24 mars 2024. Dans ce contexte, «de tels rassemblements sont susceptibles de constituer une cible privilégiée et symbolique pour des actes de nature terroriste».