Un nouveau foyer de nématode du pin détecté, cette fois dans les Pyrénées-Atlantiques
Selon le ministère de l’Agriculture, la présence du nématode du pin a également été détectée par piégeage sur des insectes vecteurs dans deux communes des Landes.
Un nouveau cas de résineux contaminé par le nématode du pin a été identifié à Lescar, dans les Pyrénées-Atlantiques, à moins de 100 km des premiers foyers détectés en France dans les Landes, ont annoncé les autorités. Selon le ministère de l'Agriculture, le laboratoire de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a confirmé jeudi la présence de ce ver ravageur et translucide, de moins d'un millimètre, «sur un arbre symptomatique situé sur le territoire de la commune de Lescar». «Cette détection, localisée à 60 km à l'est de la zone délimitée autour du foyer identifié en novembre 2025, conduit à l'établissement d'une nouvelle zone délimitée par arrêté préfectoral», a précisé le ministère, vendredi soir, dans un communiqué.
Après le tout premier cas détecté dans les Landes, à Seignosse, en novembre 2025, une course contre la montre s'était engagée pour parvenir à éradiquer ce petit organisme avec l'abattage des pins dans une «zone infestée» de 500 mètres autour des conifères contaminés et en retirant les arbres morts d'une zone tampon de 20 kilomètres. Un second cas avait été détecté en mars dernier dans les Landes, à Angresse, à cinq kilomètres de Seignosse. La nouvelle détection dans le département voisin des Pyrénées-Atlantiques entraîne «la mise en œuvre des mesures de lutte dans la zone de proximité immédiate du foyer, ainsi que dans la zone tampon qui l'entoure, conformément à la réglementation européenne», précise le ministère de l'Agriculture dans son communiqué.
Classé «organisme de quarantaine prioritaire» par la législation européenne, le nématode du pin est considéré par les autorités comme «une menace sanitaire majeure» pour les forêts de résineux. Aussi appelé «Bursaphelenchus xylophilus», il a déjà sévi en Asie puis au Portugal et en Espagne. Il se transmet par un insecte vecteur de type coléoptère.
Sa prolifération bloque la circulation de la sève, conduisant à une mort rapide des arbres infestés. Selon le ministère de l'Agriculture, la présence du nématode du pin a également été détectée par piégeage sur des insectes vecteurs dans deux communes des Landes (Saubion et Orthevielle), non loin du premier foyer, mais aussi le 9 juillet à proximité d'Orléans. Le massif des Landes de Gascogne, qui recouvre plus d'un million d'hectares dans les départements des Landes, de la Gironde et du Lot-et-Garonne, est composé à 75% de pins maritimes, dont dépend l'essentiel de l'industrie sylvicole.