Epargne : Le Livret A a été boudé comme jamais au premier semestre, on vous explique
Etrangement, un taux d’intérêt à 1,5 % n’attire pas trop les Français
Aucun amour ne dure indéfiniment, même celui entre le Livret A et les Français. Le placement préféré de la population est plus que jamais délaissé après la baisse de son taux de rémunération. Sur les six premiers mois de l’année, les retraits ont dépassé les versements de 5,93 milliards d’euros, indique ce mercredi la Caisse des dépôts.
Le bras financier de l’État, qui gère une grande partie de l’encours, n’avait jamais enregistré une telle sortie nette entre janvier et juin depuis 2008, première année couverte par des données consolidées. Un regain en août Combinée à celle du Livret de développement durable et solidaire (LDDS), la décollecte a totalisé 6,89 milliards d’euros depuis le 1er janvier, selon l’établissement public. A titre de comparaison, la collecte nette pour ces deux livrets avait atteint à la même époque 6,03 milliards d’euros en 2025, plus de 15 milliards en 2024 et près de 26 milliards en 2023, le record.
Ce désamour des Français pour le Livret A s’explique par la baisse du taux de rémunération du produit d’épargne, tombé à 1,5 % en février après un plateau à 3 % atteint en 2023. Décidé mi-juillet face au regain d’inflation au premier semestre, le relèvement au 1er août du taux du Livret A à 1,7 % - valable aussi pour le LDDS, mais pas pour le LEP maintenu à 2,5 % –, applicable jusqu’au 31 janvier 2027, pourrait permettre d’enrayer cette chute.