Casino : les banques acceptent les conditions du plan de restructuration financière de Daniel Kretinsky
Le groupe de distribution va désormais pouvoir «lancer la procédure de modification des plans de sauvegarde et la signature des protocoles de conciliation en vue d’une mise en œuvre» de sa restructuration financière «d’i

Les créanciers bancaires du groupe Casino ont «donné leur accord de principe» aux conditions posées par le conseil d’administration du distributeur concernant la restructuration de sa dette, a indiqué ce jeudi Casino dans un communiqué. Le groupe, objet depuis novembre d’un bras de fer entre son actionnaire principal Daniel Kretinsky et ses créanciers pour une nouvelle restructuration de sa dette, va donc désormais pouvoir «lancer la procédure de modification des plans de sauvegarde et la signature des protocoles de conciliation en vue d’une mise en œuvre» de sa restructuration financière «d’ici la fin du second semestre 2026». Passé sous le contrôle du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky en 2024, après des années de pertes et de surendettement, le groupe Casino (Monoprix, Franprix, Naturalia, Cdiscount, etc.
) doit rembourser 1,4 milliard d’euros en mars 2027, un montant qu’il souhaite largement réduire, via d’âpres négociations entamées fin 2025. Le 10 juillet, le conseil d’administration de Casino avait émis un avis favorable au plan de restructuration de Daniel Kretinsky, principal actionnaire du groupe. Des discussions entamées depuis plusieurs mois Mais il avait posé deux conditions : que l’accord prévoie que les «créanciers TLB» (investisseurs hors banque ayant prêté de l’argent au groupe via des prêts à long terme) aient accès «au package de sûretés des banques», ensemble des garanties que l’emprunteur apporte à ses créanciers.
Et que les banques «lèvent la condition suspensive de leurs financements», fixée jusqu’ici à l’accord de la majorité des deux tiers des créanciers TLB. Les banques ont accédé à ces demandes, selon le communiqué du groupe, et le conseil d’administration «réuni ce jour» a approuvé «les termes de cet accord». Les discussions entamées depuis plusieurs mois entre Daniel Kretinsky et les créanciers prévoyaient jusqu’ici que Casino ne soit pas considéré comme étant en défaut de paiement jusqu’au 26 juillet, le temps de renégocier sa dette.
«Chacun (des groupes de créanciers, NDLR) a donc été sollicité pour étendre» cette période jusqu’au 24 septembre 2026. Mais parmi ces différents groupes de créanciers, les «prêteurs TLB», en désaccord avec la décision du conseil d’administration du 10 juillet, ont indiqué «refuser l’extension» de cette période et prévoient de faire annuler le plan de sauvegarde devant le Tribunal des activités économiques de Paris. Ce dernier devra trancher et choisir entre le plan de sauvegarde proposé par Daniel Kretinsky avec l’accord des banques, et l’annulation de ce plan de sauvegarde, prônée par les créanciers TLB, ce qui contraindrait Casino à rembourser immédiatement sa dette colossale.