Vera Health, le moteur de recherche des médecins, veut s’étendre en Europe après une levée de fonds de 29 millions d’euros
La start-up franco-américaine Vera Health boucle une levée de fonds menée par le fonds Threshold Ventures, avec la participation de Gradient (Google) et de Y Combinator. Ce capital doit financer son dévéloppement en…
Vera Health accélère son expansion en Europe. La start-up américaine, fondée en 2024 par Taieb Bennani et Maxime Allouch (diplômés du MIT et de HEC Paris), annonce une levée de fonds menée par Threshold Ventures, Optum Ventures, Mantis VC et SV Angel, tandis que les investisseurs historiques Y Combinator et Gradient (le fonds consacré à l’IA de Google) remettent au pot. Au total, la jeune pousse a désormais réuni plus de 29 millions d’euros.
La jeune entreprise veut généraliser l’accès à la veille scientifique pour les soignants, confrontés au volume massif de parutions. Selon une étude publiée dans Journal of the Royal Society of Medicine, il faut en moyenne dix-sept ans pour qu’une donnée nouvelle entre dans la pratique courante, alors qu’un article paraît toutes les vingt secondes environ. La réponse de Vera prend la forme d’un moteur de recherche nourri de plus de 60 millions de publications. Contrairement aux assistants conversationnels généralistes, l’outil identifie d’abord les sources avant de rédiger sa réponse, classe chaque étude selon son niveau de pertinence et signale d’un code couleur la solidité des affirmations.
La base de données est développée en propre. Environ 40 % des publications sont récupérées en accès libre, le reste provenant de partenariats avec des éditeurs scientifiques à l’instar de l’American College of Emergency Physicians. « Le moteur de recherche, c’est la clé de tout ce qu’on fait », résume le cofondateur Taieb Bennani. En coulisses, la start-up met en concurrence plusieurs modèles d’IA, certains spécialisés dans la recherche, d’autres dans la hiérarchisation. Vera permet également aux établissements d’y intégrer leurs propres protocoles. Les hôpitaux (comme Yale ou Columbia) et les institutions (comme l’American Heart Association) réécrivent leurs recommandations. Les spécificités locales entrent aussi en compte puisqu’un médecin français verra ainsi une directive de la Haute Autorité de santé (HAS) l’emporter sur une recommandation étrangère.
Pas encore recoupée
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- La Tribune27 oct., 16:34
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