Bientôt une taxe sur l'IA ? Bruno Le Maire la propose pour augmenter les salaires de 150 à 250 €
Trois points de TVA en plus et une taxe sur l'intelligence artificielle : c'est la recette de Bruno Le Maire pour augmenter les salaires de 150 à 250 €. Sur BFMTV, l'ancien ministre de l'Économie vise directement les…
Accueil » Actu de la crypto » Actualité Économie et Finance » Bientôt une taxe sur l'IA ? Bruno Le Maire la propose pour augmenter les salaires de 150 à 250 €
https://cryptoast.fr/bientot-une-taxe-sur-lia-bruno-le-maire-la-propose-pour-augmenter-les-salaires-de-150-a-250-e/
Invité de BFMTV le 26 octobre, Bruno Le Maire a détaillé sa piste pour redonner du pouvoir d'achat aux salariés : une hausse de 150 à 250 € des salaires, financée par trois points de TVA supplémentaires et par une taxe sur l'intelligence artificielle (IA).
La hausse de TVA, il la défend depuis plusieurs semaines pour alléger le poids de la protection sociale sur le travail. Le second étage du financement surprend davantage : faire contribuer l'IA, un secteur qui selon lui « remplit les poches des milliardaires américains ».
L'ancien ministre de l'Économie et des Finances dresse un parallèle avec la taxe sur les géants du numérique qu'il avait instaurée en 2019, soit 3 % du chiffre d'affaires réalisé en France par Google, Amazon, Meta ou Apple. Au bout du compte, estime-t-il, ce type de prélèvement rapporte au Trésor public et relève de la justice fiscale.
La proposition tombe à un moment symbolique : le jour même de l'interview, Anthropic, l'éditeur de l'IA Claude, a déposé publiquement son dossier d'introduction en Bourse . L'entreprise devrait faire ses débuts sur le Nasdaq d'ici quelques semaines et devrait devenir la 7e entreprise la plus valorisée au monde 👇
Pour Bruno Le Maire, l'IA est d'abord une bataille industrielle, bien au-delà du logiciel :
La révolution industrielle la plus importante qui se soit jamais produite de l'histoire de l'humanité
Elle mobilise selon lui des usines, de la production manufacturière et des semi-conducteurs avec des investissements qui se chiffrent en centaines de milliards de dollars chaque année. « Je travaille dedans aujourd'hui », glisse-t-il, lui qui conseille depuis 2025 le néerlandais ASML, fournisseur incontournable des machines de gravure de puces.
Sur ce terrain, la France aurait « tout pour réussir » grâce à son énergie nucléaire et à ses scientifiques, à condition de choisir d'y participer.
Face à elle, les États-Unis « sont en train de tout prendre » : leur technologie s'impose sur les écrans, les micros et les smartphones du monde entier, et ils en captent l'essentiel des bénéfices.
L'ancien ministre en tire une conclusion sur la gouvernance européenne. Si les 27 doivent se mettre d'accord pour investir dans les semi-conducteurs ou l'IA, « on est mort », tranche-t-il.
Il plaide pour bâtir ces projets stratégiques avec un noyau réduit d'États fondateurs, élargi à l'Espagne et à la Pologne. Selon lui, le prochain président de la République devra poser la question au chancelier allemand : comment l'Europe répond aux Américains pour « garder des bénéfices pour nous ».
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Cryptoast rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Cryptoast27 oct., 10:15
| Éditeur Cryptoast (niveau généraliste) | +72 |
| Chiffres vérifiables cités | +3 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 77 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.