OPINION. « La plus grande opportunité d'investissement de notre époque se joue hors de la bourse ! »
Alors que des entreprises comme OpenAI ou Anthropic atteignent des valorisations considérables bien avant leur introduction en Bourse, une question se pose : les particuliers arrivent-ils trop tard pour profiter de…
Par Thomas Rebaud, cofondateur et CEO d’Akka
Anthropic, OpenAI ou Perplexity ont atteint en quelques années des valorisations de plusieurs centaines de milliards de dollars, sans être cotées en bourse. Avant 2023 et l’émergence des entreprises dans l’IA, une start-up qui devenait licorne atteignait cette valorisation d’1 milliard d’euros en 8 ans d’existence en moyenne. Depuis, les énormes levées de fonds sont devenues plus précoces et la moyenne a baissé à 3 ans, avec des exemples record comme Mistral en 7 mois et Mercor en 1 an.
Aucune génération d’entreprises n’avait grandi aussi vite. C’est une opportunité unique pour les investisseurs, à condition d’y accéder avant l’introduction en bourse.
En 2023, Anthropic, l'entreprise derrière l'assistant Claude, valait environ 4 milliards de dollars. En mai 2026, elle en vaut 965 : sa valeur a été multipliée par plus de 200 en trois ans. OpenAI a suivi le même chemin, de 29 milliards de dollars début 2023 à 852 milliards aujourd'hui. Pendant que des millions de personnes utilisaient ChatGPT au quotidien, seuls quelques fonds et investisseurs fortunés pouvaient acheter une part de l'entreprise.
Une question se pose alors : pourquoi faut-il attendre qu'une entreprise entre en Bourse pour pouvoir investir dans sa croissance, quand une partie considérable de sa création de valeur a déjà eu lieu ?
Il y a vingt ans, une entreprise en forte croissance entrait en bourse pour lever l’argent nécessaire à son développement. Ce n’est plus le cas : les fonds d’investissement apportent aujourd’hui des milliards en une seule levée de fonds. En mai 2026, Anthropic a levé 65 milliards de dollars sans passer par la bourse. Rien ne pousse donc ces entreprises à se coter tôt, avec les contraintes que cela implique : publier leurs résultats chaque trimestre et vivre sous le regard permanent des marchés. Investir avant l’introduction en bourse n’est pas pour autant un pari : ces entreprises ont déjà des millions de clients, des revenus solides et une position dominante. Le risque a nettement diminué, et la croissance continue.
Elles restent donc privées pendant la phase où leur chiffre d’affaires passe de quelques millions à plusieurs milliards.
C’est précisément la période où leur valeur augmente le plus vite : à chaque nouvelle levée de fonds, les investisseurs achètent des parts à un prix plus élevé, qui reflète le potentiel de croissance de l’entreprise. La valorisation est donc basée sur des projections de ce que l‘entreprise pourrait devenir.
Mais, lorsque l’entreprise entre enfin en bourse, le marché vient réguler ces chiffres, on mesure réellement la valorisation de l'entreprise, on ne la juge plus sur des projections mais sur ce qu’elle vaut réellement, entraînant en grande majorité une perte de valorisation.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction La Tribune rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- La Tribune25 oct., 20:50
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