La dette française sous Sarkozy, Hollande et Macron : récit de quinze ans de dérapage incontrôlé
RÉCIT - Depuis qu’elle a perdu sa note « triple A » en janvier 2012, la France n’a jamais redressé la barre de ses comptes publics. Elle s’est enfoncée par paliers et se retrouve aujourd’hui plongée dans une crise…
C’est une histoire qui a commencé un vendredi 13. Normal, c’est une histoire pour se faire peur. Une histoire de pays hanté par un spectre, celui de la crise financière, qu’on ne voit jamais et puis qui surgit, finalement.
Au bout de quinze ans. Un vendredi 13, donc, en janvier 2012. À 22 h 38, la France perd son « triple A ».
Standard & Poor’s abaisse d’un cran la note attribuée à la qualité du crédit de la dette souveraine française. La décision est technique, les investisseurs l’avaient anticipée. Ils savent que les agences de notation comme S&P ont beaucoup à se faire pardonner pour avoir regardé ailleurs quand la finance fourguait des crédits subprimes vérolés au monde entier.
Elles revoient leurs barèmes, le triple A n’est plus un acquis. S&P a d’ailleurs dégradé les États-Unis en août 2011. Le passager clandestin de la zone euro L’annonce du vendredi 13 par S&P est en revanche une bombe politique.
Elle tombe à moins de cent jours de l’élection présidentielle. Nicolas Sarkozy, candidat à sa réélection, a fait de sa capacité à préserver le triple A de la France un marqueur de son action. Il en a fait un objet de campagne.
Mauvais pari. « Ce n’est pas la France qui a été dégradée. C’est une politique, c’est une stratégie, c’est une équipe, c’est un gouvernement, c’est un président », réagit son rival François Hollande, qui assure que lui « ne se (mettra) pas dans les mains des agences de notation ».
Marine Le Pen y voit « la première étape de la spirale de l’éclatement de la zone euro » et donc la « validation de l’analyse (qu’elle fait) depuis deux ans ».
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Le Figaro rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Le Figaro23 oct., 23:02
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