Le Japon dépend à 95% des États-Unis pour ses importations militaires mais commence à se tourner vers l'Europe (le français Thales est le premier à poser le pied sur l'archipel)
À son arrivée au pouvoir il y a un an, la Première ministre du Japon, Sanae Takaichi, avait érigé la défense de l'archipel comme l'une de ses priorités, augmentant les budgets dans ce sens. Mais difficile de se défaire…
Augmentation de ses dépenses de défense, coopération avec d'autres pays asiatiques ou encore déploiement de lance-missiles sur certaines de ses îles. Le Japon montre ses muscles, mais ce n'est pas encore assez pour l'archipel. En août dernier, son ministre de la Défense, Shinjiro Koizumi, a partagé son "sentiment d'urgence et de crise", appelant à renforcer davantage l'armée nippone.
Selon lui, il est "impératif que le Japon transforme encore davantage ses capacités de défense" pour faire face aux menaces régionales que peuvent constituer la Corée du Nord, la Chine et la Russie. "À mesure que l'environnement sécuritaire se détériore de plus en plus rapidement, il est nécessaire de renforcer la résilience face aux crises dans l'ensemble de la région", a alerté le ministre cet été. Un point de vue auquel souscrit la Première ministre du Japon, Sanae Takaichi.
Arrivée au pouvoir il y a un an, elle a fait de la défense l'une de ses priorités. L'idée d'une intervention militaire en cas d'invasion chinoise de Taïwan est sur la table, les restrictions d'exportation disparaissent, laissant s'effacer la position pacifiste du pays, adoptée au siècle dernier. L'omniprésence des États-Unis Mais le Japon réussira-t-il à se réarmer malgré sa grande dépendance aux États-Unis dont le soutien est désormais hasardeux?
Cela ressemble à un parcours du combattant. Entre 2021 et 2025, 95% des importations japonaises d'armement provenaient des États-Unis, selon le SIPRI (Institut international de recherche sur la paix de Stockholm). Cette importante part est le résultat de la "doctrine Yoshida": pendant des années, la défense du pays a été concédée aux États-Unis, le gouvernement se concentrant sur d'autres secteurs.
Cela ne veut pas dire que l'industrie de défense japonaise est réduite à néant. Par exemple, ses chantiers navals arrivent à répondre aux besoins de sa marine. Le pays bénéficie beaucoup de transferts de technologie américaine: le Japon produit par exemple sous licence des missiles du système de défense aérienne américain Patriot et son avion de chasse, le Mitsubishi F-2, est un dérivé du F-16 américain produit par Lockheed Martin.
Et la dépendance aux États-Unis n'est pas la seule problématique. "La montée en puissance de l’industrie de défense japonaise demeure confrontée à des contraintes importantes. Capacités de production limitées, pénurie de main-d’œuvre qualifiée, faible expérience des marchés internationaux et dépendances technologiques continuent de freiner son développement", liste Céline Pajon, responsable de la recherche sur le Japon à l'FIRI (Institut français des relations internationales) dans une étude publiée cet été.
Un des freins à l'industrie japonaise a pourtant été levé en avril avec l'assouplissement des règles d'exportation. La Première ministre Sanae Takaichi a alors ouvert la voie à la vente à l'étranger d'armes létales. L'Europe, "un partenaire naturel" du Japon Devant ces changements politiques du Japon, l'Europe pourrait tirer son épingle du jeu.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction BFM Business rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- BFM Business24 oct., 11:32
| Éditeur BFM Business (niveau établi) | +76 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 78 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
