"Quantité trop faible pour l'exploiter": Marine Le Pen veut relancer la recherche de pétrole en France, mais les derniers forages de Totalenergies en Guyane n'ont rien donné
Marine Le Pen souhaite abroger la loi Hulot pour relancer la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures en France. Toutefois, les dernières recherches menées en Guyane par Totalenergies ne sont révélées infructueuses.
Si elle arrive au pouvoir, Marine Le Pen promet de relancer la recherche et l'exploitation d'hydrocarbures sur le sol français, en abolissant la loi Hulot, adoptée fin 2017 pour des raisons environnementales. "Nous abolirons, par exemple, la stupide loi Hulot qui interdit la recherche d'hydrocarbures sur le sol français", a lancé Marine Le Pen dimanche lors de son premier meeting de campagne, à Orléans, dans un développement sur la "puissance" que la candidate promet de rendre à la France, afin de rompre "avec la logique de décroissance". Cette loi portée par Nicolas Hulot, lorsqu'il était ministre de l'Environnement, a interdit la délivrance de nouveaux permis de recherche ainsi que la reconduction des concessions existantes sur le territoire français, sur terre comme en mer, au-delà de 2040.
En 2024, 64 gisements pétroliers et gaziers étaient encore actifs (principalement dans le bassin aquitain et le bassin parisien), mais ils ne représentaient qu'environ 1% de la consommation nationale. L'Hexagone importe donc l'essentiel des hydrocarbures consommés, ce qui lui coûte environ 50 milliards d'euros par an. Si la France ne produit pas plus, c'est qu'elle ne dispose pas aujourd'hui de réserves de pétrole significatives et prouvées, et que son principal gisement de gaz, situé à Lacq (Pyrénées-Atlantiques), est considéré comme épuisé.
Marine Le Pen voudrait toutefois relancer l'exploration. Elle n'est pas la seule. En 2025, Manuel Valls, alors ministre de l'Outre-mer, avait dit vouloir "ouvrir le débat" et cette mesure est également réclamée par des élus ultramarins.
Une proposition de loi, portée par le sénateur guyanais Georges Patient, a été déposée fin 2025 pour abroger la loi Hulot en Outre-Mer, notamment à Mayotte et surtout en Guyane. Approuvée par le Sénat, elle a toutefois été rejetée en juin par l'Assemblée. L'attrait du boom pétrolier au Guyana et au Suriname En Guyane, les recherches ont été arrêtées en 2019, faute de résultats probants.
La recherche d'éventuels gisements de pétrole reste toutefois un sujet récurrent, alors que des réserves significatives ont été trouvées de part et d'autre du département, sous l'océan Atlantique, dans ce que les spécialistes appellent la "marge équatoriale". Des gisements considérables ont notamment été découverts au Guyana et au Suriname voisins dans les années 2010. Au Guyana, petit pays indépendant de 840.
000 habitants, les réserves sont estimées à 11 milliards de barils, soit plus qu'en Norvège par exemple. Alors que la production de pétrole a déjà atteint 900. 000 barils de pétrole par jour, la croissance du pays s'est envolée (+19,3% en 2025), permettant de quadrupler le budget de l'État en cinq ans.
Parallèlement, la compagnie brésilienne Petrobras a récemment annoncé avoir trouvé du pétrole à l'est de la Guyane, dans les eaux du Brésil, ouvrant la voie à un grand projet d'exploitation soutenu par le président Lula. Le raisonnement de certains élus guyanais est donc simple : s'il y a du pétrole à l'ouest et à l'est, il doit y en avoir aussi en Guyane, et son exploitation serait la bienvenue, alors que plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, selon les chiffres de l'Insee. Total ne veut plus chercher en Guyane Sauf que les recherches menées par Totalenergies se sont jusqu'ici montrées infructueuses.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction BFM Business rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- BFM Business28 oct., 05:56
| Éditeur BFM Business (niveau établi) | +76 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 78 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
