Les Bourses européennes terminent en repli dans un contexte incertain

Les Bourses européennes ont clôturé la séance de lundi en repli, attendant d'y voir plus clair sur l'avenir de l'intelligence artificielle au gré des informations de marché locales. Sur fond d’échanges assez faibles, l’attentisme et la prudence ont prévalu à Paris (-0,21%) où la bonne santé de la défense (Thalès, +1,85%) n’a pas compensé le recul des valeurs industrielles (Saint-Gobain -3,80%, Renault -3,05%, Stellantis -2,66%). À Francfort (-0,18%), le titre Rheinmetall (+2,62%) a sans doute bénéficié d’achats à la baisse après son fort recul la semaine dernière.
Heidelbermat (-9,35%), Deutsche Telekom (-5,45%) et Volkswagen (-3,93%) ont cependant pondéré l’indice DAX à la baisse. Andy Burnham rassure les créanciers de l’État britannique À Londres (-0,23%), le fabricant de tabac British America Tobacco a finalement limité la casse (-0,73%) après l’annonce de 5500 suppressions de postes dans le monde pour économiser près de 700 millions d’euros d’ici 2028. Les investisseurs londoniens ont écouté le possible futur premier ministre travailliste, Andy Burnham, réputé moins en phase avec les marchés que le sortant Keir Starmer.
Andy Burnham semble avoir rassuré les créanciers de l’État en promettant de décentraliser les leviers du pouvoir en dehors de Londres. Les rendements à dix ans (taux d’intérêt) ont reculé à 4,71%, contre 4,73% précédemment. Cette sorte de «prime de risques» des créanciers avait fortement augmenté en mai-juin, à l’arrivée de l’hypothèse Burnham.
«Nous ne savons pas encore vraiment en quoi consiste son programme économique. Il pourrait se montrer un peu plus créatif en matière de règles budgétaires, ce qui pourrait déplaire aux marchés», souligne Neil Wilson de la plateforme Saxo.