Le monde entier s'arrache leur burrata et leur prosecco: mais comment fait l'industrie agroalimentaire italienne pour croître plus vite que la gastronomie française
Le succès de l’agroalimentaire italien à l’international ne s’explique pas que par la gastronomie de la Péninsule. Il est aussi le résultat d’efforts redoublés du gouvernement et d’une mobilisation des entreprises.
Une fois de plus, ils triomphent au Salon international de l'alimentation. Comme à la précédente édition, en 2024, les Italiens sont cette année encore les exposants les plus nombreux à cet événement qui se tient cette semaine près de Paris. Au grand désespoir de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), ils devancent les Français au plus important salon mondial du secteur, pourtant hébergé par leur pays.
Et cette présence massive n’est ni fortuite ni cosmétique. Elle reflète une véritable tendance de fond: l’agroalimentaire italien s’exporte de plus en plus, et concurrence directement son voisin. En 2025, les exportations italiennes de produits agroalimentaires et de vins ont dépassé la valeur record de 70,9 milliards d’euros, relève l’équivalent transalpin de Business France (l’Italian Trade Agency, Ita), en se fondant sur des chiffres de l’Istat (l’équivalent de l’Insee).
Par rapport à l’année précédente, ces exportations ont crû de 5%, malgré les chamboulements géopolitiques et notamment les droits de douane de Donald Trump. De son côté la France a exporté pour 84 milliards d'euros de produits agroalimentaires en 2025, un chiffre en hausse de 2% par rapport à l'année précédente. Avec une part de 3,54% du marché, l’Italie est ainsi devenue le huitième exportateur mondial du secteur.
Son écart se réduit avec la France, qui reste toutefois à la cinquième place, a regretté la semaine dernière le Centre national pour la promotion des produits agricoles et alimentaires (CNPA) français. Un tourisme fondé sur la gastronomie Plusieurs raisons expliquent ce boom, analyse Luigi Ferrelli, directeur de l’office parisien de l’Ita. Tout d’abord, la croissance des exportations agroalimentaires italiennes va de pair non seulement avec celle de l’ensemble de l’export manufacturier de la péninsule, mais aussi avec celle d’autres secteurs interdépendants, notamment le tourisme et la restauration.
"L'Italie est l’un des premiers pays à avoir créé des parcours éno-gastronomiques de découverte de ses différents terroirs, et les Français, les Allemands, les Américains ou les Chinois qui voyagent en Italie ont ensuite envie de resavourer nos mets chez eux", note Luigi Ferrelli. La France, où les exportations agroalimentaires italiennes ont encore crû de 6% en 2025, "est un cas exemplaire: de plus en plus de restaurants italiens de qualité y ouvrent", et frayent la voie même à des produits difficiles à vendre dans l’Hexagone comme le vin, constate-t-il. L’autre raison de ce succès se situe selon lui du côté de l’offre.
"À la différence de la gastronomie française, la gastronomie italienne ne se fonde pas tellement sur les techniques de préparation, mais plutôt sur la qualité d’une grande variété de produits", observe-t-il. Elle répond ainsi à la demande croissante d’aliments simples et sains, ce qui lui a valu en 2025 l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco, estime Luigi Ferrelli. Soutien public et initiative privée Les pouvoirs publics jouent aussi un rôle important dans cette expansion.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction BFM Business rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- BFM Business25 oct., 07:59
| Éditeur BFM Business (niveau établi) | +76 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 78 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
