L’Union européenne valide définitivement son accord commercial avec les États-Unis
Le texte, négocié l’an dernier avec Washington, a reçu l’aval final des Vingt-Sept et du Parlement européen ce jeudi. Il pourra entrer en vigueur avant l’échéance fixée par Donald Trump au 4 juillet.

Les 27 pays membres de l’Union européenne ont donné jeudi leur feu vert formel à l’accord commercial négocié l’an dernier avec les États-Unis, qui va donc pouvoir entrer en vigueur avant l’expiration de l’ultimatum fixé au 4 juillet par Donald Trump. Le Parlement européen, dont l’approbation était également requise, avait entériné l’accord commercial la semaine dernière, non sans avoir négocié avec les Etats-membres des garde-fous pour mieux défendre les intérêts européens. À leur tour, les États membres ont validé la législation supprimant les droits de douane appliqués dans l’UE sur la plupart des produits industriels et agricoles en provenance des États-Unis.
Il s’agissait du principal engagement pris l’été dernier par les Européens à Turnberry, en Écosse, en échange du plafonnement à 15% des taxes imposées l’an dernier par le président américain sur les importations européennes. Jugeant le processus de ratification de l’UE trop long, Donald Trump avait donné aux Européens jusqu’au 4 juillet, jour des célébrations des 250 ans des États-Unis, pour tenir cette promesse. Dans un compromis négocié en mai avec les États membres, les eurodéputés ont obtenu une clause de caducité (ou «sunset clause»), qui prévoit l’expiration automatique de l’accord commercial fin 2029, après la fin du mandat de Donald Trump, à moins qu’une prolongation ne soit votée d’ici là.
La Commission pourra en outre suspendre le pacte douanier si Donald Trump ne supprime pas d’ici la fin de l’année les surtaxes de 50% qu’il a imposées sur des centaines de produits contenant de l’acier et de l’aluminium.