Meta rattrapé par le passé, et les procès
L'entreprise de Mark Zuckerberg vient d'être condamnée à payer 25 milliards de dollars par la justice du Nouveau-Mexique pour l'affaire Cambridge Analytica, dernier procès en date d'une offensive juridique qui a…
L’affaire aura pris du temps : dix ans après l’affaire Cambridge Analytica, Meta a été condamné la semaine dernière par la justice du Nouveau-Mexique à verser 25 milliards de dollars de pénalités. L’affaire en question remonte à la campagne présidentielle américaine de 2016, lors de laquelle Donald Trump s’est imposé face à Hillary Clinton.
Mais les retombées concrètes ont pris plus de temps. Le tribunal du Nouveau-Mexique a estimé l’entreprise de Mark Zuckerberg responsable d’avoir menti à ses utilisateurs concernant l’usage de leurs données, y compris une fois l’affaire rendue publique en 2018. L’entreprise a notamment enfreint les lois de protection des consommateurs de l’Etat, qui comptent parmi les plus robustes des Etats-Unis. Meta a prévu de faire appel de la décision.
Cette défaite de Meta en justice est la dernière d’une longue série qui ont récemment eu lieu outre-Atlantique, au point que certains comparent la situation actuelle du réseau social à celle des géants du tabac (“Tobacco Moment”) et de la série de procès qu’ils ont perdus durant les années 1990.
Rien que cette année, un tribunal de Los Angeles a exigé en mars de Meta et YouTube qu’ils versent 6 millions de dollars de dommages et intérêts à une jeune femme ayant souffert de troubles psychiques à cause du design conçu pour être addictif d’Instagram, Facebook et YouTube. En août, un autre tribunal du Nouveau-Mexique a condamné Meta à verser 942 millions de dollars, déjà en violation des lois de protection des consommateurs de l’Etat, cette fois-ci pour avoir nui aux jeunes utilisateurs avec des fonctionnalités addictives. Enfin, le 26 août, les procureurs généraux de 48 Etats ont conclu un accord avec l’entreprise de Mark Zuckerberg. Meta s’est engagé à payer jusqu’à 17,1 milliards de dollars, là encore en compensation de l’effet addictif de ses plateformes sur les plus jeunes.
La lenteur de la justice en question à l’heure de l’IA
Au total, plusieurs milliers de procès ont été ouverts contre Meta, Google, Apple, Amazon et TikTok aux Etats-Unis au cours des dernières années. En l’absence de régulation à l’échelon fédéral aux Etats-Unis, sur le modèle du RGPD, les républicains étant opposés à une telle mesure jugée trop contraignante pour les entreprises, ce sont les tribunaux qui ont pris le relais de la protection de la vie privée des utilisateurs sur les plateformes numériques.
Le décalage de dix ans entre les faits et l’amende qui vient d’être infligée à Meta montre toutefois le principal inconvénient de cette approche, à savoir que ce genre de grosse affaire prend du temps avant d’aboutir, et que les entreprises sont sanctionnées longtemps après avoir nui. A l’heure où les risques posés par l’IA sont de plus en plus mis en avant, y compris par les géants de cette technologie eux-mêmes, et alors que celle-ci vient de causer un incident cyber majeur, cette question est d’autant plus pressante. OpenAI commence d’ailleurs elle aussi à être la cible de multiples procès, dans une dynamique rappelant celle de Meta.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Journal du Net rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Journal du Net27 oct., 16:57Meta rattrapé par le passé, et les procès ↗Chiffres : 25 milliards
| Éditeur Journal du Net (niveau généraliste) | +72 |
| Chiffres vérifiables cités | +3 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 77 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
