Guerre au Moyen-Orient: les États-Unis annoncent avoir frappé des cibles en Iran après des accusations de violation du cessez-le-feu
L’armée américaine a frappé vendredi soir des cibles en Iran en réponse à l’attaque par Téhéran la veille d’un cargo qui venait de franchir le détroit d’Ormuz.

Donald Trump a dénoncé vendredi une «violation stupide» du cessez-le-feu en vigueur avec l'Iran après l'attaque d'un navire dans le détroit d'Ormuz, qu'il a attribuée à un drone iranien. L'Iran «a lancé au moins quatre drones d'attaque contre des navires transitant par le détroit d'Ormuz. L'un des drones a frappé de manière substantielle le pont supérieur d'un cargo de grande taille et très coûteux», a écrit le président américain sur sa plate-forme Truth Social, en ajoutant: «Évidemment, c'est une violation stupide de notre accord de cessez-le-feu.
» Dans la soirée, l’armée américaine a annoncé avoir frappé des cibles en Iran en réponse à l’attaque de Téhéran. «Le commandement central américain a mené des frappes contre l’Iran en réponse puissante à l’attaque de la veille contre un navire commercial qui transitait dans le détroit d’Ormuz», a-t-il écrit dans un communiqué publié sur X, précisant avoir ciblé «des lieux de stockage de missiles et de drones» et «des sites radar côtiers». Cette «agression injustifiée contre un navire commercial par les forces iraniennes est une violation claire du cessez-le-feu», a estimé l’armée américaine.
L’évacuation de 11. 000 marins suspendue L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO a rapporté jeudi qu'un cargo avait été endommagé par un projectile d'origine inconnue dans le détroit. La société britannique de sécurité maritime Vanguard Tech a, elle, identifié ce navire comme étant le porte-conteneurs Ever Lovely.
Son armateur taïwanais Evergreen Marine Corp a annoncé vendredi que le bateau n'avait pas subi de dommages majeurs et que son équipage était indemne. L'autorité maritime iranienne avait averti jeudi que «tout passage en dehors du cadre défini» par Téhéran dans le détroit d'Ormuz «ne bénéficierait pas des garanties de passage sécurisé». Dans la foulée, l'Organisation maritime internationale (OMI) a suspendu l'évacuation de quelque 11.
000 marins toujours bloqués dans le Golfe. Les États-Unis et l'Iran ont lancé des négociations pour concrétiser un protocole d'accord signé le 17 juin. La question du détroit, où Téhéran veut imposer des droits de passage, constitue l'un des grands points d'achoppement.