Canicule : deux réacteurs nucléaires encore à l'arrêt en raison de la «réglementation environnementale»
Trois autres réacteurs continuent par ailleurs d’adapter leur puissance : Blayais n°2 et n°3 (Gironde) et Saint-Alban n°2 (Isère), a précisé EDF.

Deux réacteurs nucléaires situés en bord de fleuve sont encore à l'arrêt mardi en France, en raison des pics de chaleur qui ont fait monter la température des cours d'eau ces dernières semaines, a annoncé l'exploitant EDF à l'AFP. «Deux réacteurs sont actuellement en l'arrêt en lien avec la réglementation environnementale», ceux de Golfech n°2, depuis le 9 juillet et de Chooz n°2 (Ardennes), depuis le 11 juillet, a précisé le groupe. Le réacteur de Bugey 3, arrêté depuis le 10 juillet, a redémarré le 18 juillet dans la nuit.
Trois autres réacteurs continuent par ailleurs d'adapter leur puissance : Blayais n°2 et n°3 (Gironde) et Saint-Alban n°2 (Isère), a précisé EDF. La France compte 57 réacteurs nucléaires, assurant quelque 70% de sa production d'électricité. Tous sont installés au bord d'un fleuve ou de la mer pour permettre le refroidissement des installations.
Limiter les dégâts En vue de limiter les dégâts sur les écosystèmes aquatiques provoqués par la chaleur des eaux de refroidissement rejetée par les centrales, l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) fixe pour chaque site des limites de température de l'eau. Celles-ci obligent EDF à abaisser dans certaines circonstances le niveau d'activité de ses centrales nucléaires. Toute vague de chaleur, comme celle qui a commencé le 4 juillet en France, aboutit donc à réduire la production d'électricité nucléaire.
Quatre départements du sud-est (Hérault, Gard, Bouches-du-Rhône, Var) et ceux de la Corse (Haute-Corse et Corse-du-Sud) étaient encore en vigilance canicule mardi.