Le grand magasin parisien BHV Marais demande son placement en redressement judiciaire
L'emblématique enseigne du centre de la capitale, qui a changé de direction en juin, entend "sécuriser son plan de relance" grâce à cette procédure, qui ne constitue pas selon elle le signe d'un "échec".
Une procédure pour tenter de tourner la page. Le grand magasin parisien BHV Marais, qui a connu de nombreux revers ces derniers mois, a annoncé, mardi 27 octobre, demander son placement en redressement judiciaire "pour sécuriser son plan de relance" et "préserver l'activité et l'emploi". Le commerce fondé en 1856 restera ouvert, a précisé la direction de l'enseigne, qui emploie 700 personnes, selon des chiffres de septembre.
"Ce qui manque aujourd'hui à ce magasin, c'est la trésorerie qui lui est due", affirme le BHV Marais dans un communiqué. Son président, Karl-Stéphane Cottendin, qui a repris le magasin en juin, accuse le bailleur du commerce de ne pas avoir versé des indemnités dues en échange de la restitution par le BHV Marais de la moitié des murs du magasin. Dans une déclaration transmise mardi soir, le propriétaire des murs, le fonds canadien Brookfield, a démenti "catégoriquement devoir une quelconque somme au BHV à ce jour".
Une trésorerie encore fragilisée par les "émeutes" récentesSelon la direction du BHV, "la relance devait être lancée dès l'été avec ces fonds : réassortir, réaménager le périmètre conservé, reprendre la parole auprès des clients", mais "sans ces fonds, elle n'a pas pu l'être". Dans ce contexte difficile, "les émeutes qui ont frappé le centre de Paris ces derniers samedis, jusqu'au pillage du rez-de-chaussée du magasin, ont achevé de peser sur une trésorerie déjà contrainte", ajoute-t-elle. L'inspection du travail suspecte l'établissement d'être en cessation de paiements, ce que conteste la direction.
Le placement en redressement judiciaire "est, pour le BHV, le cadre de la relance, pas son échec", assure le grand magasin. "Il gèle le passif antérieur et ordonne son traitement, sans oublier personne", et "protège les marques et les fournisseurs qui reviennent, payés à échéance et avec la priorité que la loi leur accorde". En outre, "il donne une autorité et un calendrier pour faire exécuter les accords signés par le bailleur et les inscrire dans le plan", poursuit sa direction.
Pas encore recoupée
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- Franceinfo27 oct., 20:12
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