Contrôle aux frontières : après l’alerte du secteur aérien, l'UE va «redoubler d'efforts»
Aéroports et compagnies aériennes ont vivement critiqué mercredi, dans une lettre commune, ce nouveau système lancé à l’automne pour enregistrer les voyageurs non européens arrivant sur le territoire européen.

L'UE va «redoubler d'efforts» pour résoudre les problèmes liés aux nouveaux contrôles automatisés à ses frontières, qui entraînent de longues files d'attente dans les aéroports, a assuré le commissaire européen chargé des questions migratoires, Magnus Brunner, en réponse aux critiques du secteur aérien. Aéroports et compagnies aériennes ont vivement critiqué mercredi, dans une lettre commune, ce nouveau système lancé à l'automne pour enregistrer les voyageurs non européens arrivant sur le territoire européen. Ils évoquent des temps d'attente «pouvant désormais atteindre jusqu'à 5 heures aux heures de pointe».
La Commission européenne «va désormais redoubler d'efforts pour aider les États membres qui rencontrent encore des difficultés», leur a répondu vendredi M. Brunner, dans une lettre consultée dimanche par l'AFP. Ce nouveau système mis en place remplace le tampon manuel sur le passeport et permet d'enregistrer les coordonnées et données biométriques des voyageurs, tout comme leurs dates d'entrée et de sortie, afin de suivre les dépassements de séjour et les refus d'entrée.
Il est en vigueur dans les pays de l'UE - à l'exception de l'Irlande et de Chypre - ainsi que dans d'autres pays faisant partie de l'espace Schengen, notamment la Suisse, la Norvège et l'Islande. Afin de gérer la situation durant les vacances d'été, qui devrait voir transiter jusqu'à 40 millions de passagers supplémentaires, aéroports européens et compagnies aériennes ont réclamé que ces nouveaux contrôles puissent être entièrement suspendus en cas de forte affluence. «Prudence et progressivement» Dans sa lettre, Magnus Brunner - qui doit rencontrer mardi des représentants du secteur - a souligné que le nouveau système «mis en place avec prudence et progressivement» anticipait déjà les difficultés initiales et qu'il permettait une certaine flexibilité durant la saison des vacances d'été 2026 jusqu'au début du mois de septembre, en suspendant par exemple l'enregistrement des données biométriques.
Et d'ajouter que d'autres facteurs sans lien avec ces nouveaux contrôles qui «rendent l'Europe plus sûre, jour après jour» pouvaient être également à l'origine des retards, tels le manque de personnel ou l'absence d'infrastructures adéquates. Depuis octobre 2025, 110 millions de personnes sont entrées ou sorties de l'UE grâce à ce nouveau système - et plus de 44. 000 personnes se sont vu refuser l'entrée, a pointé M.
Brunner -, la grande majorité d'entre elles en raison de l'absence de document de voyage ou de visa valide.