Près d’un sixième des réserves stratégiques de pétrole de l’Agence internationale de l’énergie écoulées depuis mars 2026
L’Agence internationale de l’énergie a indiqué samedi 3 octobre que près d’un sixième des réserves stratégiques de pétrole des États membres avaient été écoulées depuis le mois de mars, lorsque le G7 a décidé de piocher
Quelque 325 millions de barils de réserves stratégiques de pétrole et de produits pétroliers ont été libérés à ce jour, sur les 400 millions promis par le G7 en mars, a annoncé samedi l’Agence internationale de l’énergie (AIE). La veille, le G7 avait annoncé « une libération coordonnée, par l’AIE, de 100 millions de barils, qui commencera immédiatement », sans préciser dans son communiqué si ces 100 millions de barils comprenaient les 75 millions restant prévus par l’engagement pris le 11 mars, ou s’ils portaient un engagement total à 500 millions de barils.
Selon l’AIE samedi dans un communiqué, « environ 325 millions de barils de l’action collective de l’AIE annoncée le 11 mars ont été libérés jusqu’ici, ce qui représente 80 % des 400 millions de barils promis à l’origine ». Le 11 mars, elle précisait que ses États membres détenaient des « stocks d’urgence » de « plus de 1,2 milliard de barils, avec en supplément 600 millions de barils de stocks conservés par l’industrie par obligation gouvernementale ». Les stocks libérés représentent donc 18 % de ce total.
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Ces stocks sont prévus depuis 1974, l’année qui avait suivi le choc pétrolier déclenché par la guerre du Kippour, dans le but de contrer les tensions subites sur l’offre. Entre le 11 mars et le 21 juillet, les stocks libérés ont représenté 290 millions de barils. S’y sont donc ajoutés seulement 35 millions de barils entre fin juillet et début octobre.
Deux facteurs compliquent l’approvisionnement en hydrocarbures des pays du G7. D’une part, les exportations des pays du Golfe sont perturbées par le verrouillage du détroit d’Ormuz par l’Iran, attaqué par les États-Unis et Israël. D’autre part, les infrastructures énergétiques en Russie sont des cibles pour l’Ukraine, qui espère déstabiliser l’armée russe menant la guerre sur son territoire.
Si les raffineries ailleurs dans le monde tournent à plein régime, les prix des carburants ont fortement augmenté partout, y compris aux États-Unis, exportateurs nets de pétrole comme de produits pétroliers. Washington a alimenté les tensions en expliquant que l’Union européenne, dont la moitié du diesel provient des États-Unis, pourrait en faire plus pour faire redescendre la pression.
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Jeudi, la presse américaine avait affirmé que l’administration de Donald Trump envisageait d’interdire ces exportations vers l’Europe. Dès le lendemain, le président américain expliquait que « ça n’a jamais vraiment été sur la table », et se félicitait des décisions du G7. L’engagement pris est de 100 millions de barils « sur une période de quatre mois » (donc jusqu’à fin janvier), à un rythme accéléré au départ. Le G7 prévoit en effet « une libération significative dans les 20 premiers jours de diesel par les États membres et les pays partenaires du G7 ».
