Crypto : le fisc peut désormais faire vendre vos cryptos directement sur votre plateforme
Depuis la loi du 25 juin 2026, le fisc peut saisir vos cryptos sur une plateforme et les faire vendre pour solder une dette d'impôt. Ce que dit le texte. L’article Crypto : le fisc peut désormais faire vendre vos…
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La mesure tient en un article de la loi contre les fraudes sociales et fiscales, resté discret jusqu’à ce que la formule circule sur X ce mardi. Elle tombe le jour où le Sénat se penche sur le CARF , l’accord qui organise l’échange automatique de vos données crypto entre États.
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Le texte s’appelle loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales. Il est paru au Journal officiel du 26 juin.
Son article 90 ajoute un paragraphe 2 bis à l’ article L. 262 du Livre des procédures fiscales. Cet article régit la saisie administrative à tiers détenteur (SATD), l’outil qui permet au Trésor public de se servir directement chez votre banque ou votre employeur, sans passer par un juge.
La nouveauté vise les crypto-actifs « conservés par un prestataire ». La saisie s’applique « indifféremment à l’ensemble du portefeuille » détenu le jour où elle tombe, dans la limite de la somme due. Bitcoin, ether ou memecoin oublié, le fisc ne fait pas le tri.
Vous gardez d’abord la main. Le redevable peut vendre lui-même ses actifs dans un délai fixé par décret.
Passé ce délai, la plateforme vend à votre place , si elle y est habilitée, et reverse au fisc le produit de la cession en euros ou en devises. Sinon, elle confie l’opération à un prestataire qui l’est. La vente emporte attribution immédiate des fonds au Trésor, à la date de notification de la saisie.
Les plateformes ne pourront pas facturer plus que les banques. Leurs frais sont plafonnés à 10 % du montant dû , dans la limite d’un plafond fixé par décret. Le dispositif est en vigueur depuis la publication de la loi, avec un passage au vocabulaire MiCA de « crypto-actifs » au 1er juillet 2026, selon le texte de l’article 90 publié sur Légifrance .
La mesure vient d’un amendement déposé le 10 décembre 2025 et adopté en commission. Il est porté par le député Daniel Labaronne , rapporteur pour avis de la commission des finances.
Son exposé des motifs pose le problème juridique. Les crypto-actifs « ne sont assimilables ni à de la monnaie ayant cours légal, ni à des créances de sommes d’argent ». La SATD ne pouvait donc pas les atteindre, et une vente forcée relevait des commissaires de justice.
D’où la conclusion des députés : « Leur vente est donc un préalable nécessaire » au recouvrement. L’ amendement AS596 justifie la mesure par le risque de voir les cryptos servir à dissimuler des impôts. Il n’avance pourtant aucun chiffre de fraude .
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Journal du Coin rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Journal du Coin27 oct., 16:00
| Éditeur Journal du Coin (niveau généraliste) | +72 |
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| Total | 74 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
