Retard des livraisons de trains: le gouvernement veut alléger les règles et mettre fin à «l’exception française»

Le ministre des Transports Philippe Tabarot a promis mardi de «simplifier» les règles encadrant l'homologation de nouveaux trains, pour mettre fin à «l'exception française» des longs retards de livraison de matériel. «Les retards sont récurrents dans le secteur ferroviaire, mais ils sont plus prononcés en France qu'ailleurs. Il nous appartient collectivement de corriger cette exception française», a affirmé M.
Tabarot, dans un discours transmis à l'AFP. Le ministère des Transports accueillait des représentants de l'État, des Régions, des opérateurs du transport ferroviaire et des industriels pour signer un «plan d'action commun». La promesse de l'État est d'alléger le cadre réglementaire et administratif, a indiqué M.
Tabarot à cette occasion. «Les règles nationales encadrant les essais sont trop lourdes et parfois disproportionnées. L'État devra agir pour simplifier - sans jamais compromettre la sécurité», a-t-il affirmé.
Il souhaite «fluidifier les homologations», et «simplifier les procédures et l'organisation des essais, qu'il s'agisse de nouveaux matériels ou de matériels déjà homologués ailleurs en Europe». «Sur ce point, l'État prendra ses responsabilités», a-t-il insisté. «Manque de trains» D'autres points de blocage ont été identifiés, auxquels doit répondre le «plan d'action commun».
«Les industriels manquent aujourd'hui de visibilité», et «SNCF Réseau est par ailleurs trop souvent intégré tardivement dans les projets, alors qu'il pourrait jouer un rôle fédérateur», a notamment souligné le ministre. «Nous faisons le choix d'une industrie qui anticipe, qui simplifie et qui gagne en efficacité», a déclaré le ministre délégué chargé de l'Industrie, Sébastien Martin, cité dans un communiqué. La SNCF, qui assure 98% du transport ferroviaire de voyageurs en France s'est plainte, de même que ses concurrents, des délais pour obtenir son matériel roulant, aussi bien régional qu'à grande vitesse, alors que la demande de ce mode de transport ne cesse de croître.
«Mon problème numéro un (... ) c'est le manque de trains. S'il y a des fabricants dans la salle, que je ne nommerai pas, qu'ils se dépêchent de me livrer», lançait le 2 juillet le PDG de la SNCF, Jean Castex.