Netanyahou veut esquiver les sanctions grâce à la crypto, la Banque d’Israël dit non
La Banque d'Israël rejette l'idée de Benyamin Netanyahou d'utiliser la crypto pour contourner d'éventuelles sanctions. Pas de veto, mais un désaveu public. L’article Netanyahou veut esquiver les sanctions grâce à la…
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La Banque d’Israël a recadré le Premier ministre dès le lendemain. Elle n’a aucun pouvoir de blocage sur ce projet, et Netanyahou a déjà fait savoir qu’il ferait ce qu’il juge bon. Le modèle qu’il invoque est surtout celui de la Russie et de l’Iran, qui contournent leurs sanctions à coups de stablecoins .
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Tout part d’une interview accordée vendredi 23 octobre à Channel 10, la chaîne économique israélienne. Netanyahou y prévient qu’Israël pourrait subir des sanctions bancaires .
Interrogé sur la crypto et la blockchain, il confirme que ces pistes font partie des options. Il affirme aussi avoir demandé à ses conseillers de préparer un plan .
Le Royaume-Uni et onze autres pays occidentaux ont récemment annoncé des sanctions visant les produits des colonies de Cisjordanie. Des économistes israéliens craignent que l’onde de choc dépasse largement les implantations.
Ce plan, personne ne semble l’avoir vu. Selon le quotidien Ynet, les ministères économiques ignoraient tout d’une telle initiative. Des cadres du cabinet du Premier ministre ne connaissaient aucune équipe chargée du dossier.
Samedi 24 octobre , la banque centrale publie un communiqué d’une franchise rare. « Les cryptomonnaies ne peuvent pas servir de voie de contournement des sanctions », écrit l’institution, citée par The Times of Israel .
La bonne stratégie, selon elle, consiste à préserver les liens avec les principaux partenaires commerciaux du pays. Il faut empêcher les sanctions plutôt que chercher à les esquiver. Le dossier « relève de la responsabilité de l’échelon politique », conclut le texte.
Refus formel ? Non. La banque centrale n’a aucun droit de veto sur ce genre de choix.
Netanyahou l’a bien compris. « J’entends les objections et j’en tiens compte. Je remercie la Banque d’Israël pour ses conseils. J’écoute, mais je fais ce que je pense juste », a-t-il répondu le soir même sur Channel 14 .
Le monde économique n’est pas plus tendre. Plus de cent économistes , chefs d’entreprise et anciens hauts responsables réunis dans le Forum des économistes jugent la proposition « déroutante ». Selon The Jewish Chronicle, ils y voient une « solution bizarre » qui ne sera « d’aucune aide ».
Le problème est d’abord technique. Une transaction Bitcoin ou Ethereum reste gravée pour toujours dans un registre public, consultable par n’importe qui.
Des sociétés d’analyse on-chain comme Chainalysis passent leurs journées à relier ces adresses à des entités bien réelles. Tether , l’émetteur de l’USDT, gèle de son côté régulièrement des adresses visées par les sanctions américaines.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Journal du Coin rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Journal du Coin26 oct., 06:00
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Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
