ArianeGroup appelle à un « new deal » pour que l’Europe reste souveraine dans son accès à l’espace
RÉCIT - Dans un entretien au Figaro , Christophe Bruneau, président exécutif du constructeur de la fusée Ariane 6, détaille son plan pour augmenter les cadences de production.
Le Vieux Continent va-t-il manquer de fusées européennes pour mener les missions prévues ? Va-t-il revivre le scénario cauchemardesque qui l’avait privé d’accès à l’espace entre juillet 2023 et juillet 2024, en raison des retards d’Ariane 6 et des problèmes techniques de la petite fusée italienne Vega C ? Depuis, ces deux lanceurs fonctionnent et l’Europe a recouvré son autonomie.
Mais le risque de pénurie est réel. Début septembre, Josef Aschbacher, directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA), a tiré la sonnette d’alarme : « Si nous voulons satisfaire les besoins de lancement en 2030, nous devons prendre une décision assez rapidement afin de mettre en place les capacités nécessaires. » Un pic de lancements se profile entre 2029 et 2031, avec notamment le déploiement de la constellation d’internet spatial souveraine Iris3 (348 satellites), de celle de l’armée allemande (40 satellites à partir de 2029, 200 à terme), des nouveaux satellites (12) pour le GPS européen Galileo et pour Copernicus, l’infrastructure d’observation de la Terre (6).
« Évidemment, si ces lancements arrivent tous en même temps en 2029, nous n’aurons pas suffisamment de capacités. Mais ce n’est pas certain. De même, nous ne bénéficions pas forcément d’une préférence européenne », réagit Christophe Bruneau, président exécutif d’ArianeGroup, dans un entretien au Figaro.
Une allusion à certains pays européens qui confient leurs satellites à l’américain SpaceX.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Le Figaro rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Le Figaro22 oct., 10:08
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