«Jour de libération fiscale» : à partir de mercredi, les salariés français travaillent pour eux
EXCLUSIF - La hausse des charges a fait reculer la « libération fiscale » des Français de quatre jours sur un an. Elle tombe désormais ce mercredi 22 juillet.

C’est une question théorique pourtant très lourde de conséquences concrètes. Si un contribuable devait d’abord s’acquitter de tous ses impôts annuels, quand commencerait-il à véritablement toucher son salaire ? Cette année, pour les actifs français, la réponse est encore plus choquante que d’habitude : le « jour de libération fiscale et sociale » tombe le 22 juillet.
Les salariés français sont, encore une fois, les derniers en Europe à terminer de s’acquitter des impôts et cotisations qui pèsent sur leur salaire, selon une étude réalisée par l’Institut économique Molinari (IEM), en partenariat avec le cabinet de conseil EY. En résumé, un salarié moyen (célibataire sans enfant, qui perçoit le salaire moyen) doit figurativement travailler jusqu’à ce mercredi pour s’acquitter de l’ensemble de ses prélèvements obligatoires (cotisations salariales et patronales, impôt sur le revenu, TVA…). À partir du lendemain, il commencera donc, symboliquement, à travailler pour lui.