Salaire, pouvoir d'achat, inflation : pourquoi le coût de la vie alimente la colère sociale
Dans la lignée du mouvement des Gilets jaunes en 2018, les manifestations du 17 octobre, comme celles prévues le 24, entendent dénoncer "la vie chère" et un "décrochage du pouvoir d’achat". Un mécontentement alimenté…
Dans la lignée du mouvement des Gilets jaunes en 2018, les manifestations du 17 octobre, comme celles prévues le 24, entendent dénoncer "la vie chère" et un "décrochage du pouvoir d’achat". Un mécontentement alimenté par l'inflation alors que les prix des carburants et dans les supermarchés continuent d'augmenter.
Publié le : 21/10/2026 - 18:31 Modifié le : 21/10/2026 - 18:57
Par : Cyrielle CABOT "Contre la vie chère et l’austérité". Affiché sur de nombreuses banderoles et pancartes, le sujet était au cœur des revendications des manifestants en France samedi 17 octobre et le sera de nouveau samedi prochain. Sur fond de flambée des prix des carburants et de l'alimentation, le thème s'impose de plus en plus dans le débat, en particulier à l'approche de l'élection présidentielle.
Mais ce décrochage du niveau de vie ressenti par de nombreux Français se confirme-t-il dans les chiffres ? Qui sont les Français les plus concernés ? France 24 fait le point sur cette "hausse du coût de la vie".
L’inflation, c’est-à-dire l’augmentation générale et durable des prix, est au cœur des inquiétudes et de la colère liées au coût de la vie. Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, en 2017, les prix ont augmenté de 23,4 % . Cette hausse a été continue, avec plusieurs pics, notamment en 2018, lorsque la flambée des prix des carburants a contribué au déclenchement du mouvement des Gilets jaunes , puis entre 2021 et 2023, sous l’effet des conséquences de la pandémie de Covid-19 et de la guerre en Ukraine .
Depuis une dizaine d'années, les prix dans de nombreux secteurs ont fortement augmenté, notamment dans ceux de l'énergie (+60 %), de l'alimentation (+35 %) et des services (+20 %).
Et depuis mars, la France connaît une nouvelle poussée de l'inflation. La guerre au Moyen-Orient a entraîné une envolée des prix à la pompe , des factures de gaz et d'électricité. Les canicules et la sécheresse de l'été dernier ont également renchéri de nombreux produits. En septembre, l'inflation sur un an atteignait 3,1 %.
Le problème, c'est que dans un tel contexte de hausse des prix, les salaires ont du mal à suivre. Selon l'Insee, depuis 2017, l'augmentation du salaire médian (+ 22,8 %) [le niveau de revenu qui sépare la population salariée en deux groupes de taille égale] a peu à peu été gommée par l'inflation (+23,4 %).
Les salaires réels, c'est-à-dire les salaires ajustés après avoir pris en compte l'inflation , se sont mis à stagner. Et c'est inédit : génération après génération, la hausse était devenue la norme. En France, ils ont augmenté de 1,5 % par an dans les années 1980, de 2,2 % dans les années 1990, de 1,6 % dans les années 2000, de 1,2 % dans les années 2010, selon l'Insee.
Et au-delà des statistiques générales, la situation fluctue beaucoup en fonction des secteurs d'activité. Dans le privé, certaines professions ont vu leur situation s'améliorer, notait l'Insee en juillet. C'est le cas, par exemple, des professionnels de la santé qui ont bénéficié des mesures du Ségur de la santé en 2020. À l'inverse, la situation des cadres et des professions intermédiaires s'est dégradée.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction France 24 rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- France 2421 oct., 18:31
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Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
