Méga commande de TGV à 1,2 milliard d'euros en Espagne: Siemens remporte son duel face à Hitachi pour l'appel d'offres "le plus important de l'histoire" de la Renfe (Alstom avait jeté l'éponge)
Le géant industriel allemand fournira à la Renfe, la compagnie ferroviaire nationale, 30 rames à grande vitesse capables de circuler à 350 km/h. Il s'agit de l'appel d'offres "le plus important de l'histoire" de…
C'est "le" contrat ferroviaire européen de l'année. La Renfe, la compagnie ferroviaire nationale espagnole a lancé en mars dernier l'appel d'offres "le plus important de son histoire" pour l'achat de jusqu'à 40 trains à grande vitesse de dernière génération. Dans son cahier des charges, la Renfe disait souhaiter des nouveaux trains d'au moins 450 places et qui "intégreront des technologies de pointe, des systèmes de signalisation avancés et des configurations intérieures permettant d’augmenter la capacité et d’améliorer l’accessibilité et les services embarqués.
Tout cela pour offrir une expérience de voyage qui répond aux besoins des clients". Au terme d'un processus où deux candidats restaient en lice, Siemens Mobility et Hitachi, c'est finalement le géant allemand qui remporte la mise. Il fournira 30 TGV de la famille Velaro Novo et la maintenance associée pour 1,218 milliard d'euros, soit 500 millions de moins que le prix de départ maximal initialement évoqué.
Ces trains circuleront sur l'axe Barcelone-Madrid, corridor également occupé par les TGV blancs de Ouigo Espagne. Ils doivent être capables de rouler à 350 km/h (soit 30 km/h de plus qu'en France) dès que l'infrastructure ferroviaire sera adaptée, ce qui est loin d'être le cas tant la ligne connaît des difficultés. À terme, cela permettra de relier les deux villes en deux heures contre 2h30 à plus de 3 heures aujourd'hui.
Des délais de livraison très serrés Le Velaro Novo de Siemens conserve la même longueur que les rames actuelles mais la réduction de l'espace alloué aux équipements techniques permet d'augmenter la capacité à 520 places réparties en deux classes ("touriste" et "préférentielle"). "Une opération qui renforce sa stratégie de croissance et de consolidation dans un marché de plus en plus concurrentiel. Ce projet permettra d’accroître la capacité, d’optimiser l’efficacité opérationnelle et de la préparer à un environnement de mobilité en constante évolution", peut-on lire dans un communiqué de l'opérateur historique.
Le vrai enjeu pour Siemens Mobility, et c'était d'ailleurs une des clés pour rempoter l'appel d'offres, est de livrer en temps et en heure car les cinq premières rames devront être fournies dans un délai de trois ans et quatre mois à compter de l'attribution du marché, de quoi envisager une mise en service au cours du premier trimestre 2030. Et l'ensemble des 30 trains devront être livrés dans un délai maximal de cinq ans. Un lourd défi industriel.
Selon les médias espagnols, c'est cette condition stricte qui aurait dissuadé d'autres constructeurs, notamment Alstom, de participer à l'appel d'offres. Il faut dire que le calendrier imposé par la Renfe est très court quand on connaît aujourd'hui les difficultés des industriels ferroviaires, difficultés qui engendrent de nombreux retards de livraison dans des projets majeurs, on pense évidemment au TGV M de la SNCF et ses plus de deux ans de retard mais pas seulement. Interrogé par BFM Business en juillet dernier, Alstom confirmait avoir "décidé de ne pas soumettre d'offre" mais ne donne pas de détails sur les raisons motivant ce choix.
Pas encore recoupée
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- BFM Business27 oct., 15:32
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