Dépenses publiques : le FMI hausse le ton contre la France
DÉCRYPTAGE - Le Fonds monétaire international estime « urgent » de définir une stratégie budgétaire « crédible ». L’investissement dans l’avenir ne doit pas être sacrifié sur l’autel des dépenses courantes, a pour sa par

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DÉCRYPTAGE - Le Fonds monétaire international estime « urgent » de définir une stratégie budgétaire « crédible ». L’investissement dans l’avenir ne doit pas être sacrifié sur l’autel des dépenses courantes, a pour sa part mis en garde Sébastien Lecornu.
Le temps est un luxe dont la France ne dispose plus. Ployant sous une dette de 3 536 milliards d’euros (soit 117,5 % du PIB), étouffée lentement par des charges d’intérêts en constante augmentation, dont le remboursement pourrait dépasser 74 milliards en 2027, et ralentie par une croissance affaiblie, elle se fait régulièrement rappeler à l’ordre par les institutions financières mondiales, quand ce n’est pas par la Cour des comptes . Après l’OCDE, qui a appelé le 8 juillet à un redressement « important et durable » de ses finances publiques, c’est au tour du Fonds monétaire international (FMI) de sérieusement hausser le ton.
Dans son rapport annuel sur l’économie française publié ce mercredi, l’institution, basée à Washington, déplore que, « bien que les autorités restent déterminées à ramener le déficit budgétaire en dessous de 3 % du PIB d’ici à 2029, en s’appuyant sur les excellents résultats de 2025, l’assainissement des finances publiques demeure plus lent que prévu et voit sa mise…
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