"Des investissements supplémentaires seraient nécessaires": Porsche "ne prévoit pas de transférer sa production" sur l'usine Audi qui pourrait voir le jour aux États-Unis
Le patron d'Audi a suscité un tollé en Allemagne après avoir annoncé, lors d'un meeting électoral de Donald Trump, un investissement de 4,2 milliards de dollars pour construire la première usine américaine du…
Le constructeur de voitures sportives de luxe Porsche, filiale du groupe Volkswagen, a indiqué mardi ne pas être intéressé par le projet d'usine potentielle d'Audi aux États-Unis, qui suscite la controverse en Allemagne. "Dans l'hypothèse où une usine Audi serait construite aux États-Unis, nous ne prévoyons pas de transférer la production de Porsche sur ce site", a déclaré Jochen Breckner, son directeur financier, lors d'une conférence de résultats. Samedi, lors d'un meeting électoral de Donald Trump en Géorgie, aux États-Unis, le patron d'Audi Gernot Döllner a fait une apparition surprise sur scène aux côtés du président, qui venait d'annoncer un investissement de 4,2 milliards de dollars du groupe allemand pour construire sa première usine américaine.
Cela a suscité un tollé en Allemagne et la colère du comité d'entreprise de Volkswagen, maison-mère d'Audi, regrettant que Gernot Döllner "s'est laissé transformer en marionnette d'un spectacle de propagande au service d'une figure politique hautement contestable". Une usine d'Audi "ne serait toujours pas favorable pour nous à ce stade", a expliqué Jochen Breckner, pointant "la complexité" de la gamme de produits du constructeur de la 911, ainsi que des "volumes plus réduits et des investissements supplémentaires [pour Porsche] qui seraient malgré tout nécessaires". "Nous observons bien sûr si Audi va effectivement réaliser cet investissement ou non", a-t-il précisé.
Néanmoins, le directeur financier pointe "des synergies" entre les deux marques, Audi et Porsche se partageant déjà des lignes de production dans l'usine de Bratislava, en Slovaquie. Retour aux véhicules à essence Le groupe de Zuffenshausen (sud de l'Allemagne) a décidé l'an dernier de se tourner de nouveau vers les véhicules à essence face à la faible demande en véhicules électriques, ce qui avait fortement pesé sur sa rentabilité. Son bénéfice opérationnel est ressorti à 1,74 milliard d'euros entre janvier et septembre, contre 40 millions sur la même période en 2025.
La marge opérationnelle a ainsi progressé à 6,9 % sur les neuf premiers mois de 2026, contre 0,2% un an plus tôt, grâce notamment à la baisse des charges liées à la réorientation stratégique, ramenées à environ 500 millions d'euros contre 2,7 milliards sur la même période de l'année précédente. Le constructeur a maintenu ses prévisions financières pour 2026 "malgré un environnement économique toujours difficile et des incertitudes géopolitiques".
Pourquoi « Vérifié »
2 rédactions indépendantes rapportent cette information. Le Monde l’a publiée en premier, 16 h avant la dernière.
- Le Monde26 oct., 20:50
- BFM Business27 oct., 13:03
| Éditeur BFM Business (niveau établi) | +76 |
| Chiffres vérifiables cités | +3 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Reprise par 2 rédactions |
