Retraits limités à 60 € par jour : un scénario à la grecque est-il possible en France ?
En 2015, Athènes a fermé ses banques pendant 3 semaines. Ce qui y avait conduit, et ce que le droit et les chiffres disent de la France en 2026. L’article Retraits limités à 60 € par jour : un scénario à la grecque…
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Le lundi 29 juin 2015, les Grecs se sont réveillés avec des banques fermées. Un décret publié dans la nuit instaurait un « congé bancaire » jusqu’au 6 juillet.
Aux distributeurs, les retraits étaient plafonnés à 60 euros par carte et par jour . Les cartes ne servaient plus qu’à payer en Grèce, et les virements vers l’étranger devaient être autorisés par une commission administrative.
Beaucoup de retraités n’avaient pas de carte bancaire. Le 1er juillet, près de 1 000 agences ont rouvert pour eux seuls, avec un retrait autorisé de 120 euros. Les files se sont formées dès l’aube. « J’ai travaillé 50 ans en mer, et me voilà mendiant pour 120 euros » , a lancé l’un d’eux à Athènes.
Les banques ont rouvert le 20 juillet, après 3 semaines de fermeture. Le plafond est passé à 60 euros par jour et par banque, cumulables jusqu’à 420 euros par semaine . Les dernières restrictions, notamment sur les transferts vers l’étranger, n’ont été levées que le 1er septembre 2019. Soit plus de 4 ans plus tard.
Entre décembre 2014 et juillet 2015, 42 milliards d’euros de dépôts ont quitté les banques grecques, selon la Banque de Grèce. Les négociations entre le gouvernement Tsipras et ses créanciers s’enlisaient, et les épargnants retiraient leur argent mois après mois. En juin, 7,7 milliards sont encore sortis.
Pour faire face à ces retraits, les banques grecques vivaient d’une aide d’urgence en liquidités, versée par la Banque de Grèce sous le contrôle de la BCE. Le 27 juin, le gouvernement a annoncé un référendum sur les propositions des créanciers. Le lendemain, la BCE a maintenu le plafond de cette aide à son niveau du 26 juin, sans le relever.
Le 6 juillet, elle a durci ses conditions. Elle a expliqué que les garanties apportées par les banques pour obtenir cette aide étaient en grande partie des actifs liés à l’État grec, dont la situation financière pesait sur leur valeur.
Les retraits avaient vidé les banques, et leurs garanties dépendaient d’un État en crise. Quand l’aide d’urgence a cessé d’augmenter, le gouvernement grec a fermé les guichets pour arrêter l’hémorragie.
Fin juin, la dette publique française atteignait 119,1 % du PIB selon Eurostat. La 3e de l’Union derrière la Grèce et l’Italie. Ironie du calendrier, la dette grecque recule : 140,8 % du PIB, 11 points de moins qu’un an plus tôt, quand la française en gagnait près de 4 .
Le 21 octobre, le taux d’emprunt de l’État à 10 ans a touché 5 %, une première depuis 2002. Les agences de notation menacent de dégrader la note du pays, et le budget 2027 peine à franchir l’Assemblée.
Pas encore recoupée
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- Journal du Coin24 oct., 10:00
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Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
