Les factures d'électricité augmenteront bien de 2,5% en août: le gouvernement suit l'avis du régulateur
Le ministère de l'Énergie précise que cette hausse des tarifs réglementés doit permettre d'investir dans des capacités de production et l'entretien des réseaux électriques. En moyenne, cette hausse fera grimper de 26 eur

Le gouvernement a annoncé jeudi sa décision de suivre l'avis du régulateur de l'énergie (CRE), qui a recommandé une hausse moyenne de 2,5% des tarifs réglementés de l'électricité au 1er août. La Commission de régulation de l'énergie avait précisé jeudi que cela représenterait une augmentation moyenne de la facture d'environ 26 euros TTC par an pour les foyers ayant souscrit aux offres réglementées. Ces derniers diffèrent des tarifs de marché, proposés par de nombreux fournisseurs depuis l'ouverture à la concurrence du secteur.
Pour l'exécutif, cette hausse "doit notamment permettre d'investir dans le maintien de capacités de production pour la saison hivernale et l'entretien de nos réseaux publics d'électricité, dont chacun a pu mesurer l'importance lors des épisodes de chaleur extrême", a indiqué le ministère de l'Énergie. Le ministère souligne que "cette hausse épouse l'inflation en France en hausse, à 2,4% sur un an en mai". 19 millions de clients concernés "Il n'a jamais été aussi avantageux de passer à l'électrique en France: notre pays bénéficie toujours d'une électricité décarbonée, dont les tarifs restent très nettement inférieurs à la moyenne l'Union européenne", ajoute-t-il, quand "dans le même temps, le prix moyen repère de vente du gaz TTC a augmenté de 21%" depuis février du fait de la guerre au Moyen-Orient.
La CRE a justifié notamment sa proposition par l'augmentation du tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité, une des trois composantes des tarifs réglementés. Les deux autres sont l'approvisionnement en électricité et les taxes. L'autorité indépendante, chargée du bon fonctionnement des marchés de l'électricité et du gaz naturel, précise que "19,37 millions de clients résidentiels" avaient souscrit un contrat aux tarifs réglementés de vente de l'électricité (TRVE) à fin mars en France métropolitaine continentale.