Stablecoins : le FSB avoue au G20 qu’il surveille 300 milliards de dollars avec des données privées
Note du FSB au G20 du 12 octobre : 300 milliards $ de stablecoins, 99 % en dollar, et des régulateurs qui dépendent de compilateurs privés pour les surveiller. L’article Stablecoins : le FSB avoue au G20 qu’il…
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La note accompagne la lettre d’ Andrew Bailey, président du FSB et gouverneur de la Banque d’Angleterre , aux ministres réunis le 15 octobre. Elle tient en cinq pages et part d’une comparaison avec la banque. Une banque connaît ses déposants et gère ses retraits avec son bilan sous les yeux. Un émetteur de stablecoin mondial, écrit le FSB , « peut ne pas savoir qui détient ses passifs, où ces détenteurs sont domiciliés, ni parfois où la demande de rachat va se matérialiser ». Ses dettes sont mobiles à l’échelle internationale et en partie invisibles. Ses réserves et les protections juridiques de ses clients restent ancrées dans une ou deux juridictions.
Le document s’attarde sur un cas précis, le stablecoin multi-émetteur . En effet, plusieurs sociétés affiliées répondent ensemble d’un même jeton mais détiennent des réserves séparées. Si les détenteurs peuvent se faire rembourser auprès de n’importe laquelle, la demande peut se concentrer sur une seule entité du groupe pendant que les réserves dorment ailleurs. Le rééquilibrage dépend alors de « la mobilité des réserves, l’accès au marché, les flux d’information et la coordination, qui peuvent se rompre en période de stress » . Le FSB ne cite aucun nom. La configuration décrite ressemble à celle de l’USDC, émis par Circle aux États-Unis et par sa filiale française pour l’Europe.
Les pays émergents héritent d’un paragraphe à part. Substitution monétaire et désintermédiation bancaire y rendent un stablecoin « systémique à un seuil d’usage plus bas ». Et la note pointe sans détour l’arbitrage réglementaire, « certains émetteurs choisissant de s’installer dans des juridictions moins régulées ou non régulées ». Tether a transféré son siège au Salvador en janvier 2025.
La seconde moitié du texte porte sur les chiffres eux-mêmes. L’activité des stablecoins « génère des données abondantes » mais les autorités « s ‘appuient surtout sur des compilateurs privés » qui utilisent chacun leurs méthodes. Résultat, des écarts entre fournisseurs, du bruit et « des risques de comparabilité et de crédibilité ». Le FSB reconnaît que ce travail de nettoyage a « largement été mené par l’industrie » parce qu’il coûte cher. Un ministère des Finances qui veut savoir combien d’USDT circulent sur son territoire ouvre donc le même site que n’importe quel trader.
Le problème de fond tient à la pseudonymie des blockchains publiques. Attribuer un flux à un usage ou à un pays « n’est souvent pas possible », et quand c’est possible, « cela peut ne pas être vérifiable ». Le FSB propose trois chantiers pour la surveillance des stablecoins : un jeu de métriques communes (profondeur des marchés secondaires, répartition géographique des détentions, des rachats et des réserves), un meilleur usage des données existantes par la coopération transfrontalière, et des bonnes pratiques de collecte avec l’industrie. Aucune date de rapport n’est fixée. Aucune nouvelle recommandation non plus, celles de 2023 restent la référence.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Journal du Coin rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Journal du Coin24 oct., 08:00
| Éditeur Journal du Coin (niveau généraliste) | +72 |
| Chiffres vérifiables cités | +3 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 77 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
