Les distributeurs de billets sont moins nombreux mais l’accès aux espèces reste assuré
Malgré la suppression de 1.800 distributeurs automatiques de billets (DAB) en un an, la Banque de France assure que l’accès aux espèces reste largement garanti sur l’ensemble du territoire
La France comptait 40. 804 distributeurs automatiques de billets (DAB) au 31 décembre 2025, contre 42. 573 un an plus tôt, selon le rapport annuel publié ce jeudi par le Comité national des moyens de paiements (CNMP), présidé par la Banque de France.
Cette baisse de 4,2 % s’explique par le recul de l’usage des espèces au quotidien et par la volonté des banques de réduire leurs coûts de gestion. Depuis 2018, le nombre de DAB a diminué de 22,5 %, passant de 52. 697 à 40.
804. Le CNMP indique que les banques « poursuivent l’ajustement de leurs parcs de DAB » afin « de maîtriser le coût de gestion des espèces », une évolution qui « contribue, ce faisant, à leur pérennité ». Un DAB à moins de 15 minutes en voiture Malgré cette baisse, 98,6 % de la population se trouve à moins de quinze minutes en voiture d’un distributeur.
Les automates sont répartis sur 28. 660 sites dans environ 6. 500 communes.
En parallèle, 30. 057 commerces proposent un service de retrait d’espèces aux clients de banques partenaires, même si cette solution reste plus limitée qu’un DAB. Le directeur des études et de la surveillance des paiements de la Banque de France, Alexandre Stervinou, a estimé qu'« on est toujours à un excellent niveau » d’accessibilité des espèces.
Plus tôt dans la semaine, le président de la Fédération bancaire française, Daniel Baal, assurait qu'« Il n’y a aucun problème d’accès aux espèces en France ». La mutualisation des DAB se poursuit La mutualisation des distributeurs se poursuit avec Cash Services, tandis que Loomis, Brink’s et Euronet exploitent désormais 1. 809 DAB en France.
Olivier Fournier, président de Cash Services, souligne que « S’il n’y a pas de mise en commun, chaque banque se retrouve isolée face à la baisse d’activité, significative, et la hausse des coûts, significative aussi ». Dans un communiqué publié jeudi, le ministère de l’Economie et la Banque de France rappellent être « très attentifs à la préservation de l’accès de chaque citoyen français aux espèces ». Ils soulignent que « Les espèces sont un moyen de paiement particulièrement résilient et inclusif ».
En 2025, près de 100 milliards d’euros ont été retirés aux distributeurs en France.