Electricité : Le gouvernement valide une augmentation des tarifs de 2,5 % au 1er août
Le gouvernement a suivi, jeudi, l’avis du régulateur de l’électricité en décidant d’augmenter de 2,5 % les tarifs réglementés de l’électricité au 1er août. La mesure représentera environ 26 euros supplémentaires par an p
A compter du 1er août, les tarifs réglementés de vente de l’électricité augmenteront en moyenne de 2,5 %. Le gouvernement a annoncé ce jeudi qu’il suivrait la proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Cette évolution devrait alourdir la facture annuelle d’environ 26 euros TTC pour un foyer consommant 4,5 MWh par an, soit la moyenne nationale.
La dépense annuelle passerait ainsi de 1. 046 à 1. 072 euros TTC, avec une hausse moyenne estimée à « de l’ordre de + 5,98 euros » par mégawattheure.
Maintenir les capacités de production Cette décision doit notamment permettre « d’investir dans le maintien de capacités de production pour la saison hivernale et l’entretien de nos réseaux publics d’électricité, dont chacun a pu mesurer l’importance lors des épisodes de chaleur extrême », indique le ministère. La CRE explique principalement sa recommandation par l’augmentation du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE). Celui-ci constitue l’une des trois composantes des tarifs réglementés, aux côtés du coût d’approvisionnement en électricité et des taxes.
Nouvelle organisation du marché depuis le 1er janvier Selon le régulateur, « 19,37 millions de clients résidentiels » disposaient d’un contrat au tarif réglementé à la fin du mois de mars en France métropolitaine continentale. Ces offres se distinguent des contrats aux prix de marché commercialisés par les fournisseurs depuis l’ouverture du secteur à la concurrence. La hausse intervient après la mise en place, le 1er janvier, d’une nouvelle organisation du marché français de l’électricité et la fin de l’Arenh, qui encadrait le prix de la production nucléaire d’EDF.
Fin 2025, Bercy assurait pourtant que « les prix des factures devraient être stables au moins en 2026 et en 2027 » pour les trois quarts des Français bénéficiant du tarif réglementé.