L'objectif de déficit public de 5% "reste intangible": David Amiel prévient que les 5 milliards d'euros pour répondre à la colère lycéenne devront "être financés par des efforts supplémentaires"
Le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, confirme que l'objectif de déficit public à 5% "reste évidemment intangible", raison pour laquelle les aides annoncées ce lundi pour calmer la colère…
Comment financer les annonces du gouvernement pour répondre à la colère lycéenne tout en maintenant l'objectif de déficit à 5% du PIB ? C'est l'équation à laquelle David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes publics, doit trouver la solution dans un Parlement sans majorité absolue. Ce lundi, le gouvernement a présenté plusieurs mesures, dont un plan de rénovation du bâti scolaire et universitaire, avec des premiers chantiers dès 2027 sur plus de 50 sites.
"Le gros du montant des annonces, c'est les investissements dans les bâtiments scolaires pour pouvoir les rénover et les moderniser. Et ça, ça coûte 5 milliards d'euros : quatre milliards d'euros de prêts qui seront réalisés par la Banque des Territoires et un milliard d'euros pour les bâtiments universitaires", détaille ce mardi 27 octobre David Amiel sur TF1. "Il faudra des efforts" Mais pour financer ces annonces, pas question pour l'exécutif de remettre en question son objectif de déficit public de 5% qui "reste évidemment intangible" selon David Amiel.
Pour y parvenir, le ministre des Comptes publics reconnaît qu'"il faudra des efforts", car cette main tendue à la colère lycéenne "devra être financée par des efforts supplémentaires". "On ne peut pas promettre d'une main à la jeunesse et de l'autre l'étrangler par de la dette supplémentaire", justifie-t-il chez nos confrères de TF1. Cet effort supplémentaire sera détaillé par des annonces lors des débats parlementaires autour du budget de 2027 au cours des prochaines semaines.
"La première chose, c'est de défendre les économies proposées dans le budget, parce que, ce qu'on a vu ces dernières semaines, c'est beaucoup de groupes politiques qui disent 'non' à toutes les économies quelles qu'elles soient", déplore David Amiel. Outre les cinq milliards d'euros consacrés aux bâtiments scolaires, le gouvernement a aussi annoncé ce lundi que les bourses étudiantes seront désormais indexées sur l'inflation. Cette revalorisation s'accompagnera d'une refonte du barème afin de réintégrer dans le dispositif les étudiants qui ont progressivement perdu leur éligibilité.
La mesure représente un coût supplémentaire de plus de 100 millions d'euros pour l'État.
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- BFM Business27 oct., 08:48
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