Arabie saoudite : un hélicoptère du géant pétrolier Aramco s’écrase, 14 morts
Le crash a eu lieu au petit matin dimanche 28 juin à Ras Tanura, sur une péninsule qui borde le golfe Persique. Toutes les victimes sont des citoyens saoudiens.
Quatorze Saoudiens sont morts dimanche dans le crash d'un hélicoptère appartenant au géant saoudien pétrolier Saudi Aramco à Ras Tanura, dans l'est du royaume, a annoncé l'agence de presse officielle SPA. «Une source officielle du ministère de l'Énergie a annoncé que dimanche 28 juin 2026, à 6h00, un hélicoptère appartenant à Saudi Aramco s'est écrasé à Ras Tanura. L'accident a coûté la vie aux 14 passagers, tous citoyens saoudiens», a indiqué SPA, précisant qu'une enquête était en cours pour déterminer les causes de la chute de l'appareil.
Ryad n’a donné aucune indication orientant vers un acte hostile, alors que de nouveaux échanges de frappes opposent l’Iran et les États-Unis dans le Golfe depuis jeudi. Les accidents de ce type sont rares. Selon Aramco, l’entreprise exploite plus de 60 aéronefs, dont des hélicoptères desservant plus de 300 héliports dans le royaume, ce qui en fait l’une des plus importantes flottes d’entreprise de la région.
Les raffineries du pays visées par des frappes L’Arabie saoudite, premier exportateur de brut au monde, produit un peu plus de 10 millions de barils par jour. Les riches monarchies pétrolières du Golfe cherchent actuellement à accroître leur production après les attaques iraniennes qui les ont visées pendant le conflit au Moyen-Orient, et la réouverture du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour les exportations mondiales de pétrole et de gaz, fermé par Téhéran durant les hostilités. La péninsule saoudienne de Ras Tanura sur le Golfe persique abrite une des plus grandes raffineries du Moyen-Orient et représente, avec une capacité de 550.
000 barils par jour, un pilier du secteur énergétique du royaume. La raffinerie a été prise pour cible à plusieurs reprises, notamment lors d’une attaque de drone iranienne au début du conflit qui l’a contrainte à un arrêt partiel. Citant une source anonyme, l’agence Bloomberg a indiqué que l’activité a depuis repris.
En avril, le ministère saoudien de l’Énergie avait affirmé que de «multiples attaques» menées par l’Iran avaient touché dans les semaines précédentes «d’importantes installations énergétiques du Royaume». Ces frappes, contre notamment les raffineries de Jubail, de Ras Tanura, de Yanbu et celle de Ryad, ont eu «un impact direct sur les exportations de produits raffinés vers les marchés mondiaux», selon le ministère.