Des difficultés toujours plus lourdes pour les artisans du bâtiments
Des difficultés toujours plus lourdes pour les artisans du bâtiment Frappés de plein fouet par la hausse du carburant et du prix des matériaux, les entreprises de construction tentent le tout pour le tout pour…
Le secteur de la construction connaît en ce moment des turbulences qui ressemblent davantage à un tremblement de terre qu’à une simple secousse économique. La hausse drastique des prix de l’essence, suivie d’une inflation galopante sur les matières premières, a fusionné pour créer un cocktail explosif qui frappe surtout les sous-traitants et les artisans du bâtiment.
Les artisans, ces professionnels qui représentent la colonne vertébrale du secteur, sont livrés à eux-mêmes. Pour chaque transport de béton ou de tôle, les coûts d’essence s’accumulent, tandis que les lots de bois, de béton et de pièces métalliques dépassent les marges de profit habituelles. Cette combinaison a transformé les projets qui étaient autrefois planifiés sur plusieurs mois en dossiers de plusieurs semaines à mois, aggravant ainsi les délais de livraison.
Au lieu de se raccrocher à des pratiques antérieures, les entreprises tentent le « tout pour le tout » : elles repassent sur chaque ligne de l’équivalent budgétaire, réévaluent les contrats, cherchent des fournisseurs alternatifs et parfois même envisagent de réduire le nombre d’hommes sur le chantier. Cependant, ces approches, bien qu’essentiales, n’ont qu’un effet temporaire, car les coûts initiaux restent très lourds. La pression se ressent non seulement sur les profitabilités individuelles mais aussi sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement. Les entreprises de distribution de matériaux voient leur marge se contracter tandis qu’elles gardent des prix inévitables à transmettre aux sous-traitants. À noter que le secteur du bâtiment est déjà en phase de rénovation; ce facteur amplifie la fragilité face à l’augmentation des coûts d’énergie et de matériaux. Les répercussions se font déjà sentir au niveau macroéconomique. Une contraction possible du marché du logement, notamment pour les nouveaux projets d’habitation et les rénovations urbaines, est envisagée. Si les coûts ne se stabilisent pas, les promoteurs réduiront les programmes d’extension, ce qui entraînera moins de dépenses dans la filière et, plus loin dans le temps, une baisse potentielle de l’emploi dans les métiers de la construction. À quoi porter l’attention dans les prochains mois ? Les politiques gouvernementales, en particulier les mesures de soutien aux entreprises et la régulation des coûts de carburant, deviendront critiques. De même, le suivi de la demande immobilière et des prêts hypothécaires donnera une indication du niveau d’activité futur. Pour les acteurs du secteur, garder un œil attentif sur les taux d’intérêt et les pratiques du marché des matières premières sera indispensable pour anticiper les fluctuations .
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- BFM Business27 oct., 18:17
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